Les contacts s’effectuent principalement par téléphone (52,6 %), messages de type SMS ou WhatsApp (51,6 %), courriels (37,8 %) et messageries instantanées (20,3 %). Plus d’un tiers des répondants (34,6 %) indiquent être contactés de temps en temps, voire souvent, le soir ou le week-end. Pour 23,7 % d’entre eux, cela n’arrive que rarement. Par ailleurs, seuls quatre répondants sur dix (38,2 %) affirment que leur entreprise dispose de directives claires en matière de joignabilité en dehors des heures de travail.

Vers moins de stress professionnel ?

« Le droit à la déconnexion ne signifie pas que les travailleurs ne peuvent plus recevoir d’e-mails en dehors des heures de travail. En revanche, ils ne doivent subir aucune conséquence négative s’ils choisissent de ne pas y répondre lorsqu’ils ne sont pas en service », souligne Lode Godderis, professeur de médecine du travail à la KU Leuven. Le droit à la déconnexion est jugé positivement par 86,7 % des répondants.

Près de la moitié (47 %) estiment que cette mesure a contribué à réduire leur stress professionnel. Depuis avril 2023, le personnel des entreprises comptant plus de vingt employés n’est plus obligé de répondre aux appels téléphoniques, SMS ou e-mails reçus en dehors des heures de travail, sauf en cas de circonstances exceptionnelles.