Depuis le Covid, on a constaté une forte augmentation de la pratique du vélo. Dans les grandes villes. À la campagne également. Mais qui dit hausse des deux-roues dit inévitablement augmentation des interactions avec les autres usagers de la route. Et donc des accidents malgré l’amélioration et la sécurisation des infrastructures cyclables.
Pourtant, au moment de remplir un constat à l’amiable, les cyclistes sont souvent confrontés à un écueil anachronique : les constats semblent avoir été faits par des automobilistes, pour des automobilistes. Sur le précieux document à remettre à l’assureur, on vous demandera quel véhicule moteur vous conduisiez ou quelle remorque vous tractiez. Sans possibilité d’écrire que vous étiez sur un vélo sans stress de rendre caduque le constat. Comme si pédaler relevait encore de l’exception folklorique, d’une lubie que l’on pratique dans son jardin le dimanche. Comme si, en 2026, la mobilité active n’avait pas déjà redessiné nos villes et nos habitudes.
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