Même constat pour le café et les œufs, dont les prix restent sous tension. « Les œufs subissent encore les conséquences d’épidémies, tandis que le café s’inscrit dans une tendance haussière durable », poursuit-il.
Des hausses inégales selon les enseignes
L’étude met également en lumière des disparités entre distributeurs. Les hausses les plus fortes sont observées chez Carrefour et Albert Heijn. Chez Carrefour Hyper, la viande fraîche grimpe de 19,73 %, tandis que le poisson atteint +9,62 %.
Du côté d’Albert Heijn, le café s’envole de 13,26 % et le chocolat de 12,16 %. « On observe une pression plus marquée dans certaines enseignes, notamment sur des produits emblématiques comme la viande ou le chocolat », souligne Christophe Echement.
À l’inverse, Delhaize et Colruyt ne figurent pas dans le top des hausses. « Cela ne signifie pas qu’ils n’augmentent pas leurs prix, mais les hausses y sont moins spectaculaires », nuance-t-il.
Marques propres : une hausse désormais assumée
Autre enseignement majeur : les marques de distributeurs ne sont plus épargnées. Près de 50 % des plus fortes hausses concernent des produits de marques propres.
Certains produits enregistrent même des augmentations impressionnantes, comme la viande Carrefour The Market (+31,06 %) ou les fromages Carrefour (+30,05 %). « Les retailers ajustent aussi leurs propres gammes, parfois de façon très significative. Cela montre que la pression sur les coûts touche toute la chaîne », explique Christophe Echement.
Le café illustre également cette tendance, avec des hausses importantes pour des marques comme Douwe Egberts (+23,81 %) ou Caffè Gondoliere.
Quelques rares baisses… mais ciblées
Dans ce contexte inflationniste, certaines catégories affichent néanmoins des reculs. Les soins dentaires chez Carrefour (-5,21 %) ou encore les pâtes chez Delhaize (-5,17 %) et Colruyt (-4,35 %) sont en baisse.
Une tendance confirmée au niveau des marques : Panzani, Barilla, De Cecco ou encore Soubry enregistrent une diminution d’environ 7 %. « Ces baisses restent toutefois limitées et très ciblées. Elles ne compensent pas les hausses globales sur le panier alimentaire », conclut Christophe Echement.
Au final, ce baromètre confirme une réalité bien ancrée : malgré quelques ajustements à la baisse, la pression sur les prix alimentaires reste forte, obligeant les consommateurs à revoir leurs arbitrages.