À Herstal, le taxi social, c’est terminé : un chauffeur a été licencié, le personnel fait grève.

Une décision que les syndicats n’ont pas digérée. Ainsi, avec cette action de grève symbolique, les délégués et collègues attendaient une chose : « Un nouveau contrat pour Eric ». Et une issue positive semble se profiler puisque l’on apprend à bonne source que l’ex-chauffeur est convoqué vendredi dans le bureau du bourgmestre, Frédéric Daerden, et qu’un CDD pourrait lui être proposé, mais pas au sein de la Ville, « qui fait tout pour l’aider à rebondir dans sa vie professionnelle », indique-t-on au cabinet. En attendant, son préavis court (qu’il ne preste puisque le taxi n’existe plus) jusqu’à juin et Eric a entamé des recherches pour retrouver un emploi au plus vite.

« Nous devrions être 200 »

Mais malgré cette nouvelle réjouissante, le cœur n’est pas à la fête. Vincent Quaedvlieg regrette un manque de solidarité au sein de l’administration. « Pour ce genre de combat, nous devrions être 200 », insiste-t-il. Un sentiment partagé par Anne-Françoise, qui travaille au sein des cuisines de la crèche communale. « J’ai été indépendante toute ma vie mais avec l’âge, j’ai décidé de chercher la stabilité, confie-t-elle. J’ai donc troqué mon café contre un contrat de remplacement ». Seulement, « lorsque l’on constate que même avec des CDI, on peut nous mettre dehors, le service public n’est plus si rassurant que ça », conclut-elle.

« Le talent, la précision et la technicité n’ont pas de genre » : les femmes de la FN Herstal appellent la direction à « la parité concrète et durable ».

Fabienne, elle, travaille dans cette même crèche depuis près de 30 ans. Et si elle était présente au rassemblement, c’est parce que, « si un jour elle est licenciée, elle aimerait bien être soutenue également ». Le président de la délégation CGSP n’en démord pas : « Tout le monde pourrait être concerné par un licenciement et il est essentiel de se mobiliser pour défendre nos droits et nos emplois ».