La petite centaine de membres du personnel du centre d’accueil pour demandeurs d’asile Fedasil de Florennes est sous le choc. Vendredi, le conseil des ministres a validé le plan « Quartiers de la Défense », qui envisage la reprise, par les militaires, de leurs bâtiments occupés dans la cité des Ducs par des étrangers en transit, depuis 1992.

« Florennes, c’est le deuxième centre d’accueil ouvert par Fedasil, nous explique Benoît Mansy, porte-parole de Fedasil. C’est donc l’un des plus anciens et cette annonce, que nous avons transmise au personnel vendredi soir, a créé la surprise. Ce n’est pas à nous de commenter cette décision. Mais c’est un choc car notre personnel, au fil des ans, avait acquis une grande expérience de l’accueil des demandeurs d’asile. »

Pour l’instant, des informations plus précises manquent encore : « Nous savons que certains lieux d’accueil devront être libérés pour la fin 2026. Ce n’est pas le cas de Florennes, mais nous n’avons pas encore de délai précis. On parle de la fin 2028. »

Que fera Fedasil ? Déménager ailleurs à Florennes ou dans la région ? « Nous avons l’habitude de nous adapter en permanence aux situations d’urgence, en fonction d’un monitoring constant, ajoute Benoît Mansy. Nous ignorons dès lors quelle sera la situation au moment de la fermeture du centre florennois. On sait qu’actuellement, tous les demandeurs d’asile n’ont pas une place d’accueil. Mais qu’en sera-t-il à ce moment-là ? Cela dépendra de la demande d’asile. Si elle est basse ou haute, si de nouveaux conflits engendrent des flux de population ou si la politique d’accueil a changé, en Europe ou au niveau belge. Tout cela devra être évalué en temps voulu. »

Fedasil gère 4000 places d’accueil au total. Florennes compte 568 lits, pour une petite centaine de membres du personnel.

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