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Publié le
25 mars 2026 à 11h43
Une semaine après la mort d’une salariée d’Orano La Hague, l’Agence régionale de santé de Normandie a apporté de nouvelles précisions, mercredi 25 mars 2026. Le message est clair : à ce stade, aucun autre cas n’a été repéré et aucune mesure supplémentaire n’est demandée.
La bactérie en cause appartient au groupe B, l’un des types de méningocoque les plus fréquents en France.
L’agence rappelle qu’il existe plusieurs groupes de méningocoques, notamment les groupes B, C et W. On recense environ 500 cas par an en France, dont près de la moitié liée au sérogroupe B.
Pas de lien avec l’épidémie en Angleterre
L’ARS précise que, dans ce dossier, le génotype retrouvé chez la patiente n’est pas le même que celui impliqué dans l’épidémie en Angleterre. C’était l’une des questions posées depuis plusieurs jours.
Autrement dit, même si le sérogroupe est bien le même, il ne s’agit pas de la même souche. L’agence écarte donc un lien entre le décès survenu à La Hague et la situation actuellement suivie outre-Manche.
Aucun autre cas détecté
Autre information importante : aucun autre cas n’a été identifié autour de cette forme grave d’infection due au méningocoque.
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L’ARS explique que toutes les mesures prévues ont bien été mises en place après le signalement du cas. À ce jour, elles n’ont pas mis en évidence de nouvelle contamination. En clair, aucune autre personne malade n’a été identifiée aujourd’hui dans l’entourage de la victime
Pas de nouvelles consignes
Conséquence directe : l’agence de santé ne demande pas de dispositif supplémentaire. Elle précise que l’identification du sérogroupe B « ne nécessite pas d’action complémentaire », ni de la part de l’ARS, ni de la médecine du travail de l’employeur.
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Cela signifie que les mesures décidées dans les heures qui ont suivi le drame sont, pour l’heure, jugées suffisantes.
Rappel des faits
Le jeudi 19 mars 2026, Orano La Hague avait annoncé à ses salariés le décès brutal d’une femme travaillant sur le site. La victime, née en 1968 selon les premières informations communiquées alors, était décédée d’une infection invasive à méningocoque.
Dans la foulée, une cinquantaine de cas contacts avaient été identifiés. Ces personnes devaient bénéficier d’un traitement antibiotique préventif. Des mesures avaient aussi été prises sur le site, notamment dans le bâtiment Atlas où travaillait la salariée, avec désinfection des locaux, possibilité de télétravail et limitation des réunions en présentiel.
Le décès avait provoqué une vive émotion dans l’usine, où une cellule psychologique avait également été mise en place. Elle reste active jusqu’au dimanche 29 mars.
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