Et le château de la Neuville était en vente depuis près de deux ans. À l’époque de la mise sur le marché, le propriétaire en espérait 2,6 millions. Il l’avait acquis en 2006 et en avait fait un hôtel, tout en laissant une partie du rez-de-chaussée depuis 2023 à une crèche au nom tout trouvé : Les mini-châtelains.

Le château est bien connu des Hutois. D’abord propriété des Princes de ligne, il est devenu un home pour enfants des bâteliers, des forains aussi avec école et internat. L’école a fermé en 1995, l’internat a suivi quelques années plus tard en 2001. Le château de La Neuville a ensuite abrité le CAF, le Centre d’autoformation et de formation continuée, avant de devenir un hôtel de 17 chambres et six appart’hôtel.

Plusieurs marques d’intérêt

La propriété, classée au patrimoine architectural, a conservé les traces de ses débuts, au XVIIIe siècle. Avec de hauts plafonds, des cheminées, des moulures, des parquets d’époque. Dès la mise en vente par le propriétaire, l’agence immobilière affirmait avoir plusieurs marques d’intérêt par des personnes souhaitant continuer l’activité en tout ou en partie. Il aura cependant fallu du temps, quasi deux années, mais aussi une baisse de prix pour trouver le nouvel acquéreur. Mais ça y est, c’est fait. Et l’agence immobilière n’est pas peu fière d’avoir mené son travail à bon terme. « Ça a été une vente assez longue, mais c’est normal pour ce type de bien, explique aujourd’hui Lirim Billali. Cela n’a rien d’étonnant face au budget et au type de bien. » L’agent immobilier explique avoir organisé beaucoup de visites pour tous types d’activités. Mais il fallait que le candidat acheteur « trouve l’opportunité de mener à bien son plan financier ». Finalement, le château de La Neuville a trouvé son nouveau propriétaire pour un prix de vente qui se situe aux alentours d’1,2 million d’euros. « Ce n’est pas le premier château qu’on vend. Mais autant pour le propriétaire que pour nous, c’était un vrai challenge. »

Le nouveau propriétaire, dont l’agent immobilier taira le nom par discrétion, compte ne pas en faire qu’une habitation privée. « Il compte garder l’activité d’hôtel avec restauration, explique Lirim Billali. Mais il compte faire des travaux de transformation, y faire de nouveaux aménagements. »

Le château conservera sa crèche

Et la crèche des mini-châtelains ? Elle restera bien sur place. Simplement parce que les gérants, qui en ont ouvert une deuxième (les Mini-craquants à Villers-le-Temple), ont un bail qu’ils viennent de resigner. « Oui, la crèche reste, explique Logan Radelet, un des deux responsables. Que les gens ne se tracassent pas. » Leur crèche au château a une capacité de 28 enfants et elle en accueille entre 20 et 24 chaque jour.