À une trentaine de kilomètres de Paris, au bord de la Seine, la
chanteuse Véronique Sanson a trouvé bien plus qu’un simple toit.
Dans cette vaste maison de campagne, cachée à
Triel-sur-Seine, son quotidien s’organise entre l’eau, les arbres,
les animaux et les notes de musique. Le lieu intrigue, justement
parce qu’il reste rarement montré autrement que par ses propres
mots.
Installée dans cette maison de Véronique Sanson à
Triel-sur-Seine depuis les années 1980, l’artiste y vit
aujourd’hui encore, à l’écart de l’agitation médiatique. Elle aime
y recevoir, presque comme si elle ouvrait les coulisses de sa vie :
« J’accueille tout le monde chez moi parce que je suis vachement
fière de le montrer », confiait-elle dans l’émission Thé ou
Café, citée par Le Journal de la Maison. Une fierté qui se lit
autant dehors que dedans.
Une demeure des Yvelines tournée vers la Seine
Posée au bord du fleuve, la maison de Véronique Sanson
dans les Yvelines semble entièrement orientée vers l’eau.
La chanteuse y passe de longs moments à observer le va-et-vient des
bateaux : « Des fenêtres de ma maison, j’aperçois les péniches sur
la Seine. Elles remontent vers Rouen ou descendent vers Paris »,
raconte Véronique Sanson. Les nombreuses fenêtres baignent les
pièces de lumière et réduisent les murs disponibles pour les
tableaux, mais renforcent ce lien permanent avec le paysage.
Loin des plateaux de télévision et des salles de concert, cette
demeure est devenue un véritable refuge entre deux tournées.
Triel-sur-Seine garde un esprit de village, et la chanteuse y
trouve un ancrage tranquille. Les allées et venues des péniches
rythment ses journées, pendant que la vie s’organise autour du
jardin, des animaux et d’un salon où trône un
piano pas tout à fait comme les autres.
Un jardin foisonnant, « écosystème » préféré de Véronique
Sanson
Dès qu’on passe la porte, le regard est happé par le
jardin. Massifs de fleurs sauvages, bambous,
oseille, arbres fruitiers, herbes aromatiques : le terrain dessine
une sorte de désordre maîtrisé où les couleurs se répondent. Entre
deux parterres, les poules picorent, les chiens gambadent, les
chats se chauffent au soleil et des colombes traversent parfois le
ciel. « J’adore ça, car ça me vide la tête », explique-t-elle en
parlant du jardinage, qu’elle pratique avec la même assiduité que
la musique.
Pour Véronique Sanson, ce coin de verdure a presque valeur de
manifeste. « La nature est tout ce qu’il nous reste, et personne ne
s’en préoccupe », aime-t-elle rappeler. Elle entretient son potager,
récolte les œufs de ses poules auxquelles elle donne un prénom,
veille à cet « écosystème » où chaque être vivant trouve sa place.
Quand elle fait visiter sa propriété, elle guide volontiers ses
invités à travers ce tableau champêtre, fière de montrer ce lien
intime à la terre.
À l’intérieur, un capharnaüm organisé
où elle ne jette jamais rien
Une fois la baie vitrée franchie, l’atmosphère change, mais la
densité reste la même. Chaque pièce est remplie d’objets, de
souvenirs, de petits trésors accumulés au fil des années. « Je
conserve tout et ne jette jamais rien », avoue-t-elle sans détour.
Boîte à musique héritée de ses parents, lettres anciennes,
souvenirs de tournée, bibelots, statuettes, broderies, maquettes de
phares, métronome en bois : ce capharnaüm organisé raconte sa vie
autant qu’un album de photos.
Au centre du salon se tient son piano, qu’elle surnomme « le
grand inquisiteur ». Cet instrument occupe la place de cœur, entre
les fenêtres ouvertes sur la Seine et les étagères chargées de
souvenirs. C’est là qu’elle compose, répète, parfois enregistre,
préférant l’acoustique chaleureuse de sa demeure en bord de
Seine aux studios impersonnels. Dans cette maison
lumineuse, ouverte aux amis, l’accumulation d’objets, d’animaux et
de plantes compose un décor vivant, à mille lieues des intérieurs
minimalistes, mais parfaitement en phase avec sa façon d’habiter le
monde.
Sources