Depuis l’accident tragique de Fabio Casartelli au Tour de France en 1995, une bonne vingtaine de coureurs cyclistes sont décédés en course. Car si le décès de Casartelli avait été un électrochoc, la sécurité de ces funambules à deux-roues ne s’est pas vraiment améliorée.
Certes le casque a été rendu obligatoire en 2003, on a interdit les trajectoires dangereuses ou les lancers de bidons, et on signale mieux les obstacles. Mais les courses restent dangereuses. Et si le risque zéro n’existe pas, on ne peut pas dire que les organisateurs mettent tout en œuvre pour limiter les risques.
On se souvient des cabrioles de Philippe Gilbert et Remco Evenepoel, passés au-dessus des parapets dans les descentes du Portet d’Aspet au TDF 2018 pour le premier, et du Mur de Sormano, au Tour de Lombardie 2020 pour le second. À l’époque, on parlait de sécuriser les virages avec des filets, comme en ski alpin. Mais l’Italienne Debora Silvestri a appris à ses dépens, lors de Milan-Sanremo, que peu de choses ont été faites. Samedi, elle est tombée trois mètresen contrebas de la route après une chute massive à la sortie d’un virage dangereux non sécurisé.
Alors, certes, on ne pourra jamais protéger à 100 % les coureurs. Mais tant que les organisateurs ne feront rien pour limiter les risques, ils ne pourront plus évoquer la fatalité.
Cyclistes accidentés? Circulez, y a rien à cocher!
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.