Parmi elles, Maison J & L, ouverte le 10 janvier par Jonathan Devreux, baroudeur de l’Horeca à l’étranger, et Léandro Anguela, venu du monde du notariat. Nichée dans le piétonnier au cœur de l’espace de Lalieux, l’adresse assume son petit format : 30 m², 16 couverts, plus une terrasse. Un écrin modeste pour un concept hybride et chaleureux qui se vit au rythme de la journée : brunch autour d’une tarte salée, cocktail pour amorcer la soirée, bistronomie française les vendredis et samedis soir. Ces soirs-là, Léandro quitte la salle pour les fourneaux. En marge de l’assiette, un coin épicerie fine met en avant les artisans belges. À Nivelles, le duo a trouvé son public : « Les Nivellois sont d’une fidélité incroyable », sourit Léandro.
Cap ensuite sur l’Italie. Fondé en 2024 avec l’ambition de faire rayonner la cuisine italo-française, le groupe Gusto Art s’implante à Nivelles. « Toutes les villes n’ont pas la chance d’avoir une collégiale aussi belle ». Gusto Brasserie s’installe dans l’ancienne brasserie Les Arcades, sur la Grand-Place, pile face au joyau de Sainte-Gertrude. L’enseigne est rapidement relookée et rebaptisée Ciao Nonna x Gusto Ristorante : sous un même toit, un BBQ italien et un restaurant italien.
Dans la foulée, le groupe rachète Da Mimmo, rue de l’Évêché. Après-rénovation, l’adresse rouvre le 19 janvier sous le nom Perché Linguini. Nouveau chef, nouvelle équipe, nouvelle identité. À la clé : une belle capacité d’accueil (46 couverts, 20 enterrasse), une cuisine franco-italienne simple et accessible et, signal fort, le retour des pizzas. Autre escale, asiatique cette fois. Rue de Saintes, Les Baguettes d’Or ont ouvert en janvier une table de cuisine vietnamienne et thaïlandaise maison et accessible : tous les plats sous la barre des 20 euros. De quoi traverser l’hiver autour d’un pho fumant.
Janvier promettait, février confirme. Ce 5 février, Robert Bistro ouvre ses portes dans la maison laissée vacante par le départ de « Dis-moi où ? » vers Genappe. À la manœuvre, Loïc Miest, 37 ans, Nivellois depuis trente ans, ancien commerçant et passionné d’Horeca. Il y installe une table à taille humaine, 20 couverts en salle, quatre places au comptoir dans l’esprit des petits bistrots parisiens : belle carte de vins, plats canailles, généreux et conviviaux, puisant dans le terroir belge et français. Derrière les fourneaux, le chef Alexis De Zeeuw, passé par l’étoilé Maison Marit à Braine-l’Alleud. Pour ouvrir l’appétit, Loïc annonce la couleur : « terrine, saucisse au couteau-purée, poisson cuit sur peau avec sabayon à la moutarde… De bons produits, une bonne cuisson, de bons vins ».