Si bien que, mercredi, la chambre de commerce internationale (OMC) a ouvertement affirmé craindre des conséquences dramatiques pour l’économie mondiale. La guerre au Moyen-Orient pourrait engendrer « la pire crise industrielle de mémoire humaine », a-t-elle dénoncé, affirmant ensuite qu’il était « impossible de parler de l’avenir du système commercial sans reconnaître l’ampleur du choc qui frappe actuellement l’économie réelle. »

« Trump est en train de jouer à l’apprenti sorcier »: autour du détroit d’Ormuz, la guerre s’étire sans stratégie ni perspective de sortie

Le plan de paix en 15 points de Trump balayé par Téhéran.

Pas très rassurant mais une lueur d’espoir a toutefois émergé dans la nuit de mardi à mercredi : l’Iran a en effet annoncé la réouverture, très partielle, du fameux détroit. « Les navires non hostiles peuvent – à condition qu’ils ne participent pas à des actes d’agression contre l’Iran ni ne les soutiennent et qu’ils se conforment pleinement aux règles de sûreté et de sécurité en vigueur – bénéficier d’un passage sûr par le détroit d’Ormuz en coordination avec les autorités compétentes », ont précisé les autorités iraniennes.

Des taxes s’ajoutent

Les bateaux autorisés seront triés sur le volet. Et doivent aussi s’acquitter d’une taxe très importante. Sur la centaine de navires qui ont pu transiter par le détroit d’Ormuz, certains auraient dû payer jusqu’à 2 millions d’euros en taxe.

Une annonce d’une reprise du trafic, au compte-goutte, qui a eu un petit effet sur les bourses : à l’ouverture, le baril de brent de la mer du Nord perdait quelques pourcents… avant de les reprendre et de revenir autour de la barre symbolique des 100 dollars le baril.

Demande de Donald Trump à l’OTAN de sécuriser le détroit d’Ormuz : « Nous ne nous laisserons pas entraîner dans une guerre de notre choix »

Dans ce contexte, les États-Unis ont fait parvenir, par l’intermédiaire du Pakistan, un plan de paix en quinze points. Parmi ceux-ci, l’Iran devrait rendre son Uranium enrichi – nécessaire pour la confection d’une arme nucléaire – aux États-Unis, en échange de quoi les Américains aideraient les Iraniens dans le cadre de la production énergétique nucléaire.

Un plan refusé le jour-même par Téhéran. « La guerre prendra fin lorsque l’Iran décidera d’y mettre fin, et non lorsque Trump envisage sa conclusion », a indiqué un responsable iranien sous couvert d’anonymat.