Un projet qui vaut des milliards

En 2010, alors milieu de terrain pour l’AC Milan, Mathieu Flamini rencontre Pasquale Granata, un homme d’affaires italien. Très vite, les deux hommes s’entendent et décident de se lancer ensemble dans les affaires. Le footballeur vient alors avec une idée, et décide de miser sur une molécule encore méconnue à l’époque : l’acide lévulinique. Derrière ce nom un peu technique se cache un potentiel énorme, celui de remplacer certains dérivés du pétrole utilisés dans les plastiques, les solvants ou encore les carburants, et ainsi réduire la dépendance aux énergies fossiles.

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À l’époque, le projet peut sembler un peu fou pour un footballeur. Mais le timing est bon. Les industriels cherchent justement des alternatives au pétrole, et la solution développée par Flamini et son associé tombe à pic. L’entreprise décolle alors rapidement, au point que les analystes de Bloomberg estiment qu’elle aurait atteint une valorisation de 25 milliards d’euros début 2025.

Avec GF Biochemicals, Mathieu Flamini a largement passé le cap du milliard d'euros.Avec GF Biochemicals, Mathieu Flamini a largement passé le cap du milliard d'euros.Avec GF Biochemicals, Mathieu Flamini a largement passé le cap du milliard d’euros. ©Eric PIERMONT / AFP

Un succès qui a de quoi propulser son cofondateur dans une autre dimension financière. Selon Forbes, le Français disposerait aujourd’hui d’une fortune avoisinant les 11 milliards d’euros, notamment grâce à sa participation majoritaire (60 %) dans l’entreprise. Un montant qui, sur le papier, le placerait bien au-dessus des stars du football comme Lionel Messi (1,85 milliard de dollars) ou Cristiano Ronaldo (1,4 milliard).

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Si l’occasion se présente au bon moment et que la discussion est constructive, je serais ravi de m’engager ».

Devenir actionnaire de son club de cœur

Malgré son succès entrepreneurial, Mathieu Flamini ne compte pas s’éloigner trop longtemps des terrains de football. Selon plusieurs médias britanniques, dont Topskills Sports UK, il envisagerait d’investir et de devenir actionnaire d’Arsenal, club dont il a porté les couleurs entre 2004 et 2008, puis entre 2013 et 2016.

Il faut savoir que le club londonien est actuellement détenu à 100 % par l’homme d’affaires américain Stan Kroenke, qui a toutefois répété à plusieurs reprises ne pas être vendeur, notamment lors de la tentative de rachat par Daniel Ek, le fondateur et CEO de Spotify.

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Mais cela n’empêcherait visiblement pas Flamini de se positionner. « Évidemment, ces clubs occupent une place particulière dans mon cœur. Je n’oublie jamais d’où je viens », confie-t-il, en référence à Arsenal et à l’Olympique de Marseille, son club formateur. Son intérêt ne date d’ailleurs pas d’hier. « Si l’occasion se présente au bon moment et que la discussion est constructive, je serais ravi de m’engager », expliquait-il déjà en 2023 dans les colonnes de The Athletic.

À l’heure actuelle, Arsenal est évalué à 2,6 milliards d’euros. Un montant conséquent mais désormais à la portée de l’ancien milieu de terrain.