Les perspectives actuelles sont contrastées : 35 % des entreprises s’attendent à une hausse limitée (1 à 10 %), tandis que près de deux tiers redoutent des augmentations supérieures à 10 %, voire au-delà de 20 %.

« Nous en avons assez d’entendre que c’est trop cher »: voici les atouts de la construction en boisDes entreprises prudentes face aux clients

Malgré ces tensions, les entreprises restent prudentes dans la répercussion des coûts. Si 46 % d’entre elles ont intégré une clause de révision des prix dans leurs contrats, seules 28 % envisagent réellement de l’activer.

Cette retenue s’explique notamment par la volonté de préserver la relation commerciale. « Nous recommandons toujours aux entreprises de construction de travailler avec des clauses de révision des prix surtout en ces temps de grands chocs internationaux », souligne Niko Demeester.

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Au-delà des prix, les chaînes d’approvisionnement pourraient également être perturbées. Près de 59 % des entreprises redoutent des difficultés d’approvisionnement, susceptibles d’entraîner des retards sur certains chantiers.

Pour limiter les risques juridiques, 36 % des entreprises prévoient déjà des délais indicatifs plutôt que contraignants dans leurs contrats, afin de garder une certaine flexibilité.

L’énergie au cœur des préoccupations

Dans ce contexte, la volatilité des prix de l’énergie reste un facteur clé. « Cette guerre démontre qu’il est avantageux d’investir dans un logement économe en énergie », rappelle Niko Demeester, soulignant que les ménages moins dépendants aux énergies fossiles sont aussi moins exposés aux chocs géopolitiques.

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