Les feux de végétation guettent la Belgique: « Un risque réel chez nous à partir de 2030 »

« Il est donc essentiel de restaurer la nature européenne, car des écosystèmes sains sont plus résistants » aux incendies, a souligné la commissaire à l’environnement Jessika Roswall.

C’est à cette fin que la Commission a adopté des orientations sur les zones Natura 2000 et le changement climatique, montrant comment promouvoir une planification paysagère « résiliente ». Le réseau andalou des zones de pâturage-pare-feu est pris en exemple: en broutant, les troupeaux éliminent l’excès de végétation. Regrouper les arbres en bosquets réduit le risque de « feux de cime », certains feuillus indigènes sont plus résistants aux flammes, la restauration des zones humides et des tourbières limite le dessèchement, etc.

Feux de forêt: la Belgique doit s’y préparer

La Commission continue de travailler à la mise en place d’un centre européen de lutte contre les incendies à Chypre. Elle coordonne aussi le prépositionnement de pompiers dans les zones à haut risque, et cherche à améliorer les systèmes d’observation depuis l’espace (Corpernicus) afin de fournir des alertes précoces et des données en temps quasi réel.

« L’Europe doit être prête avant le début du premier incendie. Cela signifie construire une véritable culture de la préparation: doter les gens des bonnes compétences, soutenir les pompiers et les premiers intervenants, et aider les communautés à comprendre les risques auxquelles elles sont confrontées », a souligné la commissaire à la gestion des risques, Hadja Lahbib.