Le bonheur des jeunes diminue en Belgique, et un coupable est tout désigné…

À l’instar de l’industrie du tabac, la tech a longtemps prospéré en minimisant la nocivité intrinsèque de son activité. Et ce, malgré l’accumulation de signaux d’alerte et d’études inquiétantes. À Los Angeles, comme à Santa Fe, les tribunaux saisis jugent que les réseaux sociaux ne sont pas de simples outils de communication ou de divertissement. Ces défilements infinis seraient conçus et optimisés pour capter l’attention, la retenir, la prolonger. Les utilisateurs « scrollent » encore et encore, perdant la notion du temps. Tout est fait pour enchaîner les mécanismes de récompense, et donc, l’usage excessif. Ce n’est pas une dérive. C’est un objectif. Et c’est précisément le problème.

« L’heure de rendre des comptes est arrivée » : Instagram et YouTube condamnés aux États-Unis pour « négligence » envers les mineurs

La justice américaine estime que l’architecture même des réseaux constitue un facteur déterminant dans les troubles d’anxiété, de dépression et d’altération de l’image de soi.

C’est un moment de bascule. Le sujet n’est plus seulement technologique ou sociologique. Il devient médical et psychologique. Instagram et YouTube, dont les modèles reposent sur la captation maximale du temps et de l’attention, voient ainsi leur responsabilité pointée du doigt.

Bien que Meta et Google fassent appel de ces jugements, ceux-ci feront date. Certes, les résistances seront puissantes mais, comme pour le tabac hier, la question n’est plus de savoir si le problème existe. Elle est de savoir jusqu’où il faudra aller pour en tirer toutes les conséquences.