C’est Rémus qui a réactivé le téléphone. « Je ne me souviens plus très bien », a déclaré le prévenu lors de la première audience consacrée à son dossier. « J’avais beaucoup bu. J’ai peut-être pris le téléphone, mais pas les bijoux. »
Il niait les faits mis à sa charge
Le 19 décembre 2019, avec des mineurs d’âge, il aurait dérobé un GSM à un adolescent âgé de 13 ans. Bien que formellement reconnu par la victime, le suspect a démenti être l’auteur des faits.
« Je me devais de m’arrêter »
Le 4 juillet 2020, un couple circulait dans son véhicule dans le quartier proche de la rue Saint-Gilles lorsqu’il a remarqué qu’un groupe de jeunes se trouvait au milieu de la chaussée.
Le conducteur a klaxonné pour que les jeunes libèrent le passage. « Lorsque je suis passé à côté, j’ai entendu que l’on frappait sur la voiture », a précisé la victime.
L’homme est sorti de la voiture ainsi que sa compagne. Les individus en ont profité pour porter des coups à l’automobiliste et prendre la fuite en volant son véhicule. Rémus, une nouvelle fois reconnu formellement, a nié les faits. Son ADN et ses empreintes ont été retrouvés sur le véhicule…
Dans la nuit du 5 au 6 décembre 2023, deux vols avec violences ont été commis dans des commerces liégeois. Deux auteurs armés d’un marteau et d’un couteau se sont introduits dans des Night-shops pour y dérober la caisse. Lors du second vol, un témoin a noté le numéro de plaque de la voiture qui a pris en charge les fuyards. Quelques minutes après les faits, Rémus est revenu sur place avec la voiture en question !
Il a déclaré qu’il avait été « forcé » par les auteurs du vol. Selon le témoin, s’il est revenu sur place, c’est uniquement parce qu’il a vu que sa plaque avait été repérée. Selon un des auteurs du vol qui a été intercepté par la suite, personne n’avait forcé Rémus à participer. Celui-ci a écopé d’une peine de trente mois de prison ferme par défaut.
Le tribunal a estimé tous les faits établis à charge de Rémus malgré ses dénégations.