« À quoi bon offrir une tribune à un fasciste ordinaire et à un criminel de guerre ? », s’est interrogé sur le réseau social X le diplomate ukrainien, Vadym Omelchenko.
Enregistrée à l’avance, cette interview a été réalisée à distance avec M. Lavrov, qui se trouvait à Moscou. Dix minutes ont été diffusées dans le 20h00 de la chaîne publique, séquence qui a été regardée par 3,4 millions de téléspectateurs selon Médiamétrie, et une version longue d’une heure a été mise en ligne sur le site franceinfo.fr.
« Séquence catastrophique sur le service public », a déploré sur X le spécialiste de la Russie Dimitri Minic, de l’Institut français des relations internationales (Ifri), en fustigeant « une interview inutile, mal préparée et au final, dangereuse ».
« Si les équipes de France TV sous-estiment encore la lutte informationnelle, qu’elles comprennent que Moscou en a fait l’arme centrale de sa guerre contre l’Occident », a-t-il ajouté.
« Une interview honteuse durant laquelle un ministre d’une puissance adverse peut tranquillement dérouler ses éléments de langage à une heure de grande écoute sur la principale chaîne publique française et presque sans aucune contradiction », a pour sa part pesté le chercheur français Etienne Marcuz, de la Fondation pour la recherche stratégique, sur le même réseau social.
L’analyste Louis Duclos a lui reproché à Léa Salamé de ne pas avoir relancé M. Lavrov sur les « crimes de guerre de la Russie en Ukraine ».

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