Dans le cadre de Mars Bleu, le centre hospitalier de Perpignan organisait ce vendredi 27 mars 2026 une journée de prévention du cancer colorectal. L’occasion d’aborder aussi le dépistage et les chiffres participatifs dans les P.-O., situés dans la moyenne nationale.
« Va chier ». La campagne de prévention contre le cancer colorectal ne peut être plus explicite. Et pour sensibiliser le plus grand nombre, le centre hospitalier de Perpignan a pour mission d’informer le grand public au dépistage et de lever les tabous autour de cette maladie. Ainsi, aux côtés du service d’hépato-gastro-entérologie, plusieurs partenaires engagés dans la lutte contre le cancer ont participé à une journée autour de Mars Bleu : Cancer Support France, Dépistage des cancers Occitanie, la Ligue contre le cancer Pyrénées-Orientales, l’Assurance maladie des Pyrénées-Orientales.

Dans le cadre de Mars Bleu, le centre hospitalier de Perpignan organisait une journée de prévention contre le cancer colorectal en présence du service d’hépato-gastro-entérologie et de partenaires.
Independant – MICHEL CLEMENTZ
« Le troisième chez l’homme, le deuxième chez la femme »
En France, « seulement » 30 % de la population se fait dépister pour le cancer colorectal. « On en parle beaucoup parce que c’est quand même l’un des cancers les plus fréquents. Malheureusement, c’est le troisième chez l’homme, le deuxième chez la femme. Il y a 47 000 nouveaux cas par an. On peut le dépister à un stade précoce. Juste avec le dépistage, on peut diminuer de 40 % la mortalité », explique le Dr Khemissa Faiza, cheffe du service d’hépato-gastro-entérologie. Dans les Pyrénées-Orientales, le taux participatif de dépistage est de 35 %, « à peine au-dessus de la moyenne nationale. Il faut encore que ça rentre dans les mœurs. C’était tabou, mais ça commence à se résorber », confie la cheffe de service.

Dans le cadre de Mars Bleu, le centre hospitalier de Perpignan organisait une journée de prévention contre le cancer colorectal en présence du service d’hépato-gastro-entérologie et de partenaires.
Independant – MICHEL CLEMENTZ
Hors antécédents personnels ou familiaux, facteurs de risque ou symptômes, la campagne de dépistage est adressée aux hommes et aux femmes à partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans. Il s’agit d’un test gratuit à faire à la maison, tous les deux ans, grâce à un kit à récupérer auprès de son médecin traitant, de la pharmacie ou d’infirmiers. Un prélèvement de matière fécale doit être réalisé et mis dans un échantillon avant de l’envoyer par la poste. Le résultat est reçu quelques semaines après par courrier ou par mail. « On cible des personnes qui ne se plaignent de rien parce que quand vous avez des symptômes, vous aurez votre coloscopie. Si vous avez un antécédent familial, pareil », poursuit le Dr Khemissa Faiza, accompagnée du cadre de santé du service, Noël Ariza.

Dans le cadre de Mars Bleu, le centre hospitalier de Perpignan organisait une journée de prévention contre le cancer colorectal en présence du service d’hépato-gastro-entérologie et de partenaires.
Independant – MICHEL CLEMENTZ
Côté prévention, la médecin relève un point essentiel : « L’alimentation, bien sûr ». « Il faut lutter contre l’obésité parce que c’est un facteur de risque. L’activité physique est très importante. Le moins on est sédentaire, le mieux c’est », précise-t-elle. Détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans la grande majorité des cas.