Van der Poel reste le baromètre du Tour des Flandres

Est-ce que j’ai trouvé inquiétant le fait que Mathieu van der Poel soit sur le point d’être rejoint, une image qu’on n’a pas l’habitude de voir ? Non, pas vraiment. Car il est parti seul, de loin. De très loin de l’arrivée dans une course avec du vent, une épreuve qui a été à la fois dure et rapide. Je pense au contraire qu’il a bien récupéré de Milan-Sanremo et de sa chute quand on voit la course qu’il a réalisée ce vendredi à Harelbeke, où il est allé chercher sa troisième victoire d’affilée. Pour moi, il reste le baromètre du Tour des Flandres. Et on l’a encore vu dans les montées : il reste le plus costaud au niveau de l’explosivité, il fait la différence sur ses premières dix secondes. Un coureur comme lui sort souvent mieux après avoir réalisé un tel exploit, un tel effort.

A la place de Vermeersch, au Tour des Flandres, j’attaquerais de loin avant l’offensive de son leader Tadej Pogacar.

Florian Vermeersch confirme à nouveau

Florian Vermeersch a une nouvelle fois démontré sa valeur, comme au Circuit Het Nieuwsblad en début de saison. D’autant plus qu’il n’a pas eu de chance car il a dû changer de vélo à un très mauvais moment. Mais il a su revenir, se retrouver dans ce quatuor de poursuite et voir… van der Poel de très près. Au Tour des Flandres, à sa place, dans son bloc UAE Emirates XRG qui sera articulé autour de son leader Tadej Pogacar, je partirais tôt dans un coup, dans une échappée. C’est un peu ce que doivent faire toutes les autres équipes, à l’exception de celle de Mathieu van der Poel : anticiper, partir avant l’accélération des deux grands favoris. Et espérer s’accrocher, comme l’a très bien fait ce vendredi Stan Dewulf.