Parmi les « gros » créanciers, il a, en plus des quatre grandes banques belges (qui ont prêté plusieurs centaines de millions d’euros), le groupe « friends & family ». Celui-ci déboursé pour près de 80 millions d’euros.
Normalement, c’est l’administrateur provisoire qui est chargé de tous les paiements ou doit en être dûment informé. Me Aydogdu, un avocat liégeois spécialisé en restructuration d’entreprises, devrait donc avoir, d’ici quinze jours, une vision globale de tout l’argent que le promoteur doit aux créanciers. Y arrivera-t-il ? On peut se poser la question vu les difficultés rencontrées par les deux praticiens de justice (Pierre Hermant et Me Cédric Alter, remplacé brièvement par Me Aydogdu) à obtenir des informations complètes dans le cadre de leur mission qui a pris fin il y a une dizaine de jours. Une mission qui, du reste, se sera soldée par peu de résultats concrets. Ce qui pourrait être révélateur du modus operandi de Gérald Hibert dont les promesses répétées et jamais concrétisées de refinancement ont pour effet de reporter à plus tard les décisions et la transparence qui s’imposent.
Des doutes sérieux sur le refinancement du promoteur immobilier Gérald Hibert
Il faut savoir qu’une PRJ privée ne protège pas de la faillite. Donc, rien n’empêche un des créanciers de demander la faillite, et le tribunal ne pourra pas la refuser. Parmi les « gros » créanciers, il y a, en plus des quatre grandes banques belges (qui ont prêté plusieurs centaines de millions d’euros), le groupe « friends & family ». Ceux-ci ont déboursé pour près de 80 millions d’euros.
Attentisme des créanciers
Un des créanciers va-t-il dès lors demander la faillite ? C’est évidemment toute la question. Sachant que de nombreux observateurs se demandent pourquoi cela n’a pas encore été fait. Car, comme le révélait La Libre, la piste de refinancement du groupe américain de private equity Castlelake est définitivement tombée à l’eau. Et c’est le silence radio chez Gérald Hibert sur les autres pistes évoquées depuis.
L’attentisme des créanciers est peut-être lié au fait que les offres sur certains biens obtenues par les praticiens de justice, Pierre Hermant et Me Cédric Alter, ont été jugées très décevantes. Il paraît évident qu’une vente à la découpe rapporterait nettement moins que les sommes prêtées. Il n’empêche : plus les jours avancent, plus ils sont nombreux à penser que la faillite est sans doute inévitable.