DÉCRYPTAGE – En apprenant que Rosie était condamné, l’ingénieur australien spécialiste en intelligence artificielle Paul Conyngham a utilisé les outils à sa disposition pour fabriquer un vaccin expérimental qui, quelques mois après l’injection, semble porter ses fruits.

C’est toujours difficile de se résigner à dire adieu à un animal de compagnie. Mais bien peu peuvent offrir à leur chien, leur chat ou leur vison des traitements de pointe dignes de ceux de l’oncologie humaine. Paul Conyngham, consultant australien en intelligence artificielle, fait partie de ceux qui ne se sont pas résignés. Quand Rosie, sa chienne adorée, a été diagnostiquée d’un cancer, il a remué ciel et terre pour tenter de la sauver. Rassemblant ses compétences d’ingénieur, il a utilisé les différents outils d’intelligence artificielle à sa disposition pour mettre au point un vaccin expérimental, déroulant presque le mode d’emploi d’un « vaccin pour les nuls » qui, pour un temps au moins, a sauvé Rosie.

Sur le papier, fabriquer un vaccin contre le cancer répond à des règles assez simples. Comme pour les maladies virales, l’efficacité repose d’abord sur l’identification de bonnes cibles, ce qu’on appelle des antigènes. Une fois la cible repérée, on entraîne le système immunitaire…

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Le Figaro

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