L’hypertension portale (PH), complication grave de la cirrhose hépatique, est définie comme un gradient de pression > 5 mmHg entre la veine porte et la veine cave inférieure. Lorsque le gradient de pression veineuse hépatique (HVPG) dépasse 10 mmHg, la pathologie devient cliniquement significative et les complications augmentent considérablement, ce qui rend une détection précoce essentielle pour orienter le traitement.
Une revue récente mise en ligne le 1er mars 2025 et publiée le 17 mars 2025 dans le Hypertension portale et cirrhose La revue explore si les progrès de la technologie des ultrasons peuvent offrir une méthode fiable et non invasive pour évaluer l’HTP.
L’HTP se développe lorsque la résistance au flux sanguin dans le foie augmente, le plus souvent en raison d’une cirrhose, augmentant ainsi la pression dans le système veineux porte. La revue décrit comment différentes techniques échographiques peuvent détecter ces changements.
L’échographie traditionnelle en mode B peut révéler des caractéristiques structurelles de la cirrhose telles qu’une surface hépatique nodulaire, une forme altérée du foie et une hypertrophie des vaisseaux, ainsi que des signes indirects d’HTP, notamment la splénomégalie et l’ascite.
L’échographie Doppler permet aux cliniciens d’évaluer la direction et la vitesse du flux sanguin dans la veine porte et les vaisseaux environnants. Dans la cirrhose, le flux de la veine porte ralentit souvent et, dans les cas graves, il peut inverser la direction, un schéma connu sous le nom de flux hépatofuge qui indique une PH avancée.
Étant donné qu’aucune mesure unique ne reflète pleinement la gravité de la maladie, les cliniciens évaluent plusieurs paramètres échographiques ensemble, une approche connue sous le nom d’échographie multiparamétrique.
L’élastographie, une autre méthode discutée dans la revue, mesure la rigidité du foie, comme indicateur de la progression de la fibrose et de la gravité de l’HTP.
Les chercheurs mettent également en évidence l’échographie à contraste amélioré, qui caractérise le flux sanguin hépatique en suivant un agent de contraste injecté dans les vaisseaux hépatiques, selon les cliniciens ; cependant, les variations individuelles des modèles d’écoulement et le développement de vaisseaux collatéraux peuvent compliquer l’interprétation.
Bien que l’échographie ne puisse pas encore remplacer complètement les mesures de pression invasives, l’échographie multiparamétrique offre une alternative pratique et non invasive qui peut aider les cliniciens à mieux comprendre les changements complexes qui se produisent dans les maladies hépatiques et soutenir à la fois la surveillance des patients et la prise de décision clinique.
Notamment, l’étude propose également des recommandations échographiques spécifiques à des scénarios, ajoutant ainsi une valeur pratique aux cliniciens et aux chercheurs.