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La porte de l’atelier de Mai-Thu Perret s’ouvre sur ce qui s’apparente à la réserve d’une bibliothèque. Des dizaines de rayonnages métalliques remplis de livres grand format se succèdent dans le vaste espace au premier étage du bâtiment d’un complexe administratif et commercial de Châtelaine qui abrite aussi la Haute Ecole d’art et de design de Genève (HEAD – Genève). «Là, c’est ma section, précise-t-elle en pointant l’un des modules, tout le reste appartient à John.» C’est de l’artiste dandy John M Armleder, actuellement exposé au Musée d’art et d’histoire (MAH) de Genève, qu’il est question. Mai-Thu Perret et lui ont formé un power couple de la scène artistique genevoise il y a quelques années et ils partagent encore amitié, connivence artistique et cet entrepôt qui sert de lieu de création, de stockage, d’archivage tout en rivalisant avec les institutions publiques en matière de collection de livres d’art.

On pense trouver l’artiste genevoise en pleine agitation alors que deux expositions institutionnelles majeures sont cochées à son calendrier 2026. Fin mars, elle a l’honneur d’être à l’affiche de la réouverture du Centre culturel suisse (CCS) de Paris, fermé pour rénovation depuis quatre ans. Cet automne, son travail sera exposé en dialogue avec la collection du Musée d’art moderne de Lugano (MASI) où Letizia Ragaglia, directrice fraîchement arrivée, lance son programme. Or, tout semble calme et sous contrôle, hormis une petite éraflure de l’émail d’une sculpture massive de Minerve en céramique qu’on remarque ensemble en l’inspectant. Une retouche sera nécessaire avant son départ au Tessin. Des aléas coutumiers pour une artiste dont les œuvres voyagent à travers le monde, puis séjournent des mois, voire des années, dans l’obscurité de caisses de transport avant de retrouver la lumière des salles de musée.