La semaine dernière, Donald Trump avait laissé entendre qu’il pourrait s’emparer de l’île, dirigée par un régime socialiste, déclarant aux journalistes qu’il pensait avoir « l’honneur de prendre Cuba ». Depuis des semaines, Trump répète que le pays est au bord du gouffre.
Les relations entre La Havane et Washington sont tendues depuis la révolution de 1959 menée par le révolutionnaire de gauche Fidel Castro. La situation s’est encore détériorée durant le second mandat de Donald Trump.
Sous sa présidence, Washington a en effet accru la pression économique sur Cuba, cherchant à tarir l’approvisionnement en devises étrangères et en pétrole de l’île caribéenne.
Cette pression s’est intensifiée après l’opération menée par les autorités américaines en janvier, au cours de laquelle le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a été arrêté à Caracas et transféré aux États-Unis.
Cette décision a privé La Havane de l’un de ses plus importants alliés, qui soutenait l’île depuis longtemps, notamment par ses approvisionnements en pétrole, dans un contexte d’embargo commercial américain imposé à Cuba depuis des décennies.
Cuba et les États-Unis tiennent des pourparlers officiels, comme les deux parties l’ont confirmé.