Pourquoi avez-vous accepté de devenir coach ?
J’avais besoin de relever un nouveau défi. Comme je suis encore un peu jeune dans ma carrière, j’avais peur de ne pas être légitime aux yeux des téléspectateurs. A ma grande surprise, j’ai reçu un très bel accueil de la part du public, mais aussi de mes collègues coachs. Comme j’avais déjà eu une expérience avec Lara lors d’un co-coaching, je savais que j’allais bien m’entendre avec elle. Et puis, j’avais déjà croisé Amel et Florent sur des plateaux télé. J’ai très vite été en confiance.
Vous avez apporté votre grain de folie au programme…
C’est vrai ! J’avais envie d’apporter un côté américain. Moi, je suis une tête brûlée. Je me souviens de certaines séquences de « The Voice » aux Etats-Unis avec Jennifer Hudson, qui se lève pour se prendre la tête avec John Legend. Je suis friand de ces petites bagarres. Je trouvais qu’il manquait un peu de piment dans l’émission. J’en ai tout de suite parlé avec la production. Je suis donc arrivé avec cette énergie de feu. J’avais envie de casser les codes.
Vous faites également preuve d’un grand franc-parler face aux talents. N’avez-vous pas peur de les heurter ?
Non, c’est ce qui fait ma singularité en tant que coach. Vous savez, ma carrière a été jalonnée de vérités prises en pleine tête. En 2016, j’ai fait le tour des maisons de disques. Je faisais écouter mes morceaux et on me riait au nez. À cette époque, le R’n’B n’était pas pris au sérieux. Je me sentais comme un moins que rien. Ça m’a donné envie de me battre encore plus. Quand j’arrive devant un talent qui fait des fausses notes, je suis obligé de le dire, avec beaucoup de bienveillance, bien sûr, tout en nuançant mon propos.
Vous avez parfois été ému aux larmes…
Je m’attendais à prendre des claques, mais je ne suis pas du genre à ressentir facilement de la tristesse. Je suis un dur à cuire. Et puis, quand je suis sur un plateau télé, j’ai toujours envie de tout contrôler. Pourtant, quand une chanson m’a fait penser à mon frère défunt, je me suis laissé submerger par l’émotion. D’un coup, j’ai complètement oublié les caméras. Heureusement, mes collègues étaient là pour me rebooster.


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Vous espérez que « The Voice » ait quel impact sur votre carrière ?
« The Voice » est un programme qui touche un large public. En tant qu’artiste français, j’ai envie de me connecter avec mon pays. Je sais que ma musique n’est pas forcément très grand public, même si elle le devient progressivement. Grâce à des formats comme « Danse avec les stars », que j’ai remporté il y a trois ans, et maintenant « The Voice », je peux d’abord faire passer ma personnalité et mon univers avant même ma musique.
Quel artiste aimeriez-vous voir dans un fauteuil rouge ?
Gims serait totalement légitime. Mais avec ses lunettes, on risque de ne pas percevoir immédiatement s’il est vraiment touché par la voix d’un talent. (Sourire.)
« The Voice », chaque samedi à 21h10 sur TF1.