Si le spectacle avait émerveillé les spectateurs à l’époque, les chansons, elles, n’ont jamais quitté les mémoires. « Être à la hauteur », « Ça marche », « Je fais de toi mon essentiel »… autant de titres qui ont continué de résonner bien après la fin des représentations.
Et nous voilà vingt ans plus tard. Portée par un puissant vent de nostalgie, la comédie musicale revient sur scène, plus attendue que jamais, avec cette promesse assumée : renouer avec l’émotion d’hier, tout en s’inscrivant pleinement dans son époque. Un retour aux effluves réconfortantes, symbolisé avant tout par sa tête d’affiche : Emmanuel Moire.

La troupe qui salue le show. ©MVL
Exit (pour l’instant du moins) « Demain nous appartient ». À 46 ans, le comédien et chanteur a accepté de réendosser le costume d’époque… perruque comprise. Un choix qui s’est imposé comme une évidence pour Dove Attia : « Cela faisait déjà longtemps qu’on était très nostalgique avec ce spectacle. Avec Kamel, on voulait le monter en 2018, avant le Covid, mais on voulait absolument Emmanuel Moire. Il n’était pas disponible, donc on a laissé tomber. Dans ma tête, c’était lui ou rien, nous confie le producteur. Pour moi, c’est lui, Louis XIV. »
Dove Attia: « Molière est le premier féministe de l’histoire »
Le tableau « Ballet des planètes ». ©MVLDu sang neuf !
Si Emmanuel Moire reprend son rôle emblématique, le reste du casting, lui, a été entièrement renouvelé. À commencer par le personnage jadis incarné par Christophe Maé, désormais confié à Louis Delort, que l’on avait découvert dans un tout autre registre dans 1789, les Amants de la Bastille. Un défi de taille, que l’artiste a accepté de relever avec humilité : « Christophe Maé a laissé une empreinte indélébile, et moi j’essaie juste de faire vivre le rôle à mon tour », confie-t-il, avant d’ajouter : « L’imiter, ça aurait été une grosse erreur, et ridicule. Christophe Maé a une personnalité forte, un timbre unique. »
Autour de lui, on retrouve Lou dans le rôle de Marie Mancini, Flo Malley en Duc de Beaufort, Clara Poulet en Françoise d’Aubigné, Vanina dans la peau de la fille du peuple, ou encore Margaux Heller en Madame de Montespan.
Encore ces 28 et 29 mars à Forest national, puis le 20 mars 2027.

La troupe du Roi Soleil. ©Cédric Passinay