La 32e édition du Sidaction débute ce vendredi 27 mars alors que la baisse des financements internationaux fait craindre une dégradation de la lutte contre le VIH-sida.

Publié le : 27/03/2026 – 17:52

2 min Temps de lecture

La 32e édition du Sidaction, dédiée à la collecte de fonds pour financer la lutte contre le VIH-sida dans le monde, s’ouvre ce vendredi 27 mars et se tient jusqu’à dimanche 29 mars. Chaque année, la maladie tue près de 600 000 personnes. Mais cette édition 2026 intervient dans un contexte de très grande inquiétude.

Depuis l’arrêt des aides américaines en 2025, mais aussi la diminution des contributions de pays développés comme la France au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, la lutte contre le VIH est fragilisée. Une situation qui fait craindre une reprise de l’épidémie.

À lire aussiLutte contre le VIH/sida: quelques progrès et beaucoup d’inquiétudes

Un risque de reprise de l’épidémie

« On a un risque direct puisque, à court terme, on voit que des programmes de prévention, de dépistage ont été fermés », alerte Florence Thune, directrice générale du Sidaction, au micro d’Arame Mbengue pour RFI. « Cela veut dire que des personnes n’ont plus accès au dépistage, n’ont plus accès à la prévention. Et puis, ce qu’on craint, comme l’Onusida l’a souligné, c’est une hausse des décès et des nouvelles infections, encore plus que ce qui était malheureusement déjà prévu d’ici à 2030 », ajoute-t-elle.

Face à cette situation, elle appelle à une mobilisation collective. « Il faut continuer à faire un plaidoyer auprès des gouvernements pour maintenir ces financements, et réattribuer des moyens à la lutte contre le VIH », insiste-t-elle. Elle souligne également l’importance de soutenir les acteurs communautaires sur le terrain, qui mènent des actions de prévention auprès des populations les plus concernées, notamment à travers les dons collectés par Sidaction.

Près de 41 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH dans le monde, dont un quart sans aucun traitement.

La France est le deuxième contributeur mondial du Fonds mondial de lutte contre le sida, derrière les États-Unis.

À lire aussiLutte contre le sida : l’année de bascule ?