Un terrain de jeu particulier, donc, où les repères habituels volent en éclats et où le mensonge devient presque une règle. « Dans la vie, tout le monde ment un tout petit peu », glisse-t-elle, rappelant toutefois que « sur des choses importantes, en tout cas, moi, je ment pas. » Mais, ici, tout est différent. « Mais, là, c’est le concept. Il faut mentir, trahir. C’est comme de jouer un rôle mais dans un film où personne n’a le scénario. »
Un concept qui l’a justement poussée à se challenger : « On dit souvent que l’être humain est capable de tout. Pour moi, c’était un défi : je me suis demandé ‘Est-ce que j’en suis capable ?’ Dans ce jeu, tout se passe dans la tête, c’est un jeu mental. Vous êtes observé par tout le monde au millimètre près. Chaque geste, même le plus débile, compte, et peut être mal interprété. C’est vicieux. C’est de la folie. »
Une expérience éprouvante
« Il faut savoir qu’entre les candidats, on ne peut jamais se parler », nous confie-t-elle. « Il y a des nounous qui nous gardent jour et nuit », ajoute-t-elle, évoquant également la présence d’un psychologue. « Il y a des candidats qui prennent le jeu très à cœur, qui n’arrivent pas à comprendre que c’est un jeu et qui peuvent le prendre mal. Moi, je n’étais pas très à l’aise mais quand je vois la personne qui s’effondre, quand on l’attaque dans tous les sens, qui pleure… Il y a vraiment de la détresse. Évidemment, ça me touche. Parce que c’est une vraie émotion. Je suis sensible à ça. Mais, pour moi, c’était un jeu. »
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Toutefois, malgré la pression, Adriana Karembeu en garde un très bon souvenir « J’ai adoré, même si c’était extrêmement éprouvant. » Si bien que lorsqu’on lui demande si elle sait bien mentir, la mannequin reste joueuse : « La question, c’est ‘Est-ce que j’ai été obligée de mentir ou pas ?' », laissant planer le suspense…

©Thomas BRAUT / M6