Un profil capable de tenir tête à Ahmed Laaouej

Un profil rassurant, et rapidement opérationnel, alors que la Région bruxelloise est confrontée à un défi inédit, et devra résorber un déficit budgétaire d’un milliard d’euros en 3 ans et demi. Par ce choix, le président du MR choisit aussi un profil capable de tenir tête à Ahmed Laaouej, n°2 de l’exécutif bruxellois. Il n’y en avait pas beaucoup d’autres… La cohabitation avec le socialiste constituera la clé du succès de ce prochain gouvernement.

Proche de Sophie Wilmès

Boris Dilliès est un proche de Sophie Wilmès, laquelle n’entretient actuellement pas les meilleurs rapports avec Georges-Louis Bouchez.

En 2020, il s’était présenté contre David Leisterh comme candidat pour succéder à Didier Reynders à la présidence du MR bruxellois, mais avait été battu.

Il s’était notamment signalé par son absence au congrès de participation du MR qui avait validé l’entrée du MR dans le gouvernement fédéral Arizona, en raison d’une opposition à la fusion des zones bruxelloises de police.

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Mais le bourgmestre d’Uccle, pour autant, fait montre de loyauté envers le président du MR. En 2024, il avait d’ailleurs été envisagé par le président du MR pour emmener la liste fédérale. Boris Dilliès n’avait toutefois pas donné suite, préférant conserver son mandat de bourgmestre.

En décembre dernier, il avait même volé au secours du président du MR, lors d’un bureau de parti animé. Une certaine colère grondait en interne, alors qu’Yvan Verougstraete avait pris la main pour tenter de former un gouvernement bruxellois de centre-gauche sans le MR.

En décembre, il prend la défense de GLB

« J’en ai assez d’entendre dans nos rangs que l’on relaie la petite musique de nos opposants comme quoi ce serait la faute de Georges-Louis si les négociations à Bruxelles ont échoué alors que le président du PS bruxellois n’a simplement jamais accepté l’idée que le MR rentre dans le gouvernement bruxellois », avait-il déclaré lors de cette réunion. « GLB » aurait été particulièrement touché par cette intervention.

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Diplômé en relations publiques, Boris Dilliès a construit sa carrière locale dans l’ombre d’Armand De Decker, à qui il a succédé à la tête d’Uccle. Il a également travaillé dans divers cabinets ministériels MR, dont celui de François-Xavier de Donnea, alors ministre-président bruxellois, et a été député bruxellois de 2014 à 2018.

À Uccle, Boris Dilliès passe pour un bourgmestre à poigne, qui est parvenu à gagner une forte popularité, mais qui s’est signalé par une certaine flexibilité puisqu’il est parvenu à composer avec les écologistes, au sein de sa majorité. Le libéral a toutefois, à plusieurs reprises, pris position contre le plan Good Move.

Boris Dilliès sera désigné par le Parlement bruxellois ce matin, dès 8 heures, avant d’aller prêter serment devant le Roi.

Valentine Delwart deviendra bourgmestre d’Uccle

Puisque Boris Dilliès (53 ans) dirigera l’exécutif régional, c’est Valentine Delwart, échevine de la même commune, qui devrait lui succéder en tant que bourgmestre. Elle avait été pressentie elle-même pour entrer au gouvernement, et avait d’ailleurs dirigé la délégation MR lors du conclave de négociations. Il n’était toutefois pas envisageable d’envoyer deux élus MR issus de la même commune au sein du même gouvernement…