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« L’autre problématique, c’est l’utilisation de trottinettes pour le ravitaillement des points de deal. »
La Conférence des bourgmestres a donc formé un groupe de travail sur la question, présidé par Vincent De Wolf et réunissant le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS), le bourgmestre de Saint-Gilles Jean Spinette (PS), le chef de cabinet de Fabrice Cumps (PS) à Anderlecht, Didier Noltinckx, ainsi que le bourgmestre d’Ixelles Romain De Reusme (PS). Les opérateurs de location de trottinettes et vélos électriques actifs à Bruxelles ont également pris part aux discussions. « On a voulu interdire purement et simplement les trottinettes électriques dans certains périmètres, mais ce n’est plus à l’ordre du jour », estime le bourgmestre d’Anderlecht.
Bruxelles serre à nouveau la vis quant aux trottinettes : la carte d’identité obligatoire pour louer un deux-roues, bientôt l’identification facialeComment contrer le narcotrafic ?
« Il faut distinguer deux grands défis. D’une part, et c’était la problématique soulevée par le Procureur du roi, quand il y a des fusillades, elles sont majoritairement le fait d’auteurs en trottinettes électriques, détaille Fabrice Cumps. Il est nécessaire de savoir qui est l’usager d’un vélo ou une trottinette privée comme partagée. » Le groupe de travail formé par la Conférence des bourgmestres est arrivé à implémenter une mesure sur ce point.
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En effet, depuis le 3 décembre dernier, la carte d’identité et une photographie des usagers sont nécessaires pour louer une trottinette ou un vélo en libre-service. Mais pour les bourgmestres, ce n’est pas suffisant. « Il avait aussi été convenu de mettre en place un système de Face ID. Sur le principe, les opérateurs étaient d’accord. Mais depuis nos discussions de l’année dernière, vous me faites remarquer que ce système n’est pas encore implanté. Je vais relancer la demande de suivi sur ce sujet », explique Vincent De Wolf. Le bourgmestre d’Anderlecht, pour sa part, plaide pour l’immatriculation des trottinettes privées. Projet qui est toujours en réflexion du côté du ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke.
« L’autre problématique, c’est l’utilisation de trottinettes partagées ou privées pour le ravitaillement des points de deal. On qualifie cela d’ubérisation du ravitaillement des points de deal. Sur ce point nous avons moins de témoignages de la part de la zone de police locale », détaille Fabrice Cumps. Pour lutter contre ce phénomène, le bourgmestre affirme « garder sous le coude » la possibilité de rédiger un arrêté interdisant l’usage de véhicules de ce genre dans un certain périmètre et dans un certain délai. « Ces arrêtés sont un outil de lutte contre le narcotrafic. Mais ils doivent toujours être motivés, au risque d’être attaqués par le Conseil d’État. Ce qui rend ces actions très limitées et ponctuelles », complète Vincent De Wolf à ce sujet.