115 euros, le prix d’un festival
Un prix démesuré, selon Guus van der Kreeft, coureur à l’initiative du marathon nocturne de Gand, la course « officieuse ». « 115 euros, c’est déjà le prix d’un festival cher. Tout le monde ne peut pas se le permettre », a-t-il déploré. Golazo, de son côté, affirme que le coût de la participation au Marathon Sofico englobe l’encadrement de la course, les ravitaillements, l’assurance et l’expérience. Mais pour Guus van der Kreeft, cette justification n’est pas tout à fait correcte : « Les frais d’organisation seront en grande partie à la charge de la ville de Gand, notamment pour le déploiement des forces de police et la mise en place de barrières de sécurité ».
Comme le souligne un participant, les compétitions de course à pied étaient organisées par des ASBL au départ et le prix de la participation était abordable. « Maintenant que la plupart des événements ont été rachetés par de grands acteurs, les prix augmentent, ce qui n’est pas un bon signal pour les jeunes », a-t-il regretté.
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La participation au contre-marathon du samedi soir était entièrement gratuite, mais se déroulait sur des routes ouvertes. Les participants étaient encadrés pour leur sécurité, mais devaient respecter le Code de la route, donc notamment s’arrêter aux feux rouges par exemple, regarder à gauche et à droite avant de traverser et se rendre visible sur la route avec une lampe et/ou des vêtements réfléchissants.
Le contre-marathon va-t-il changer les choses ?
D’après De Morgen, tout s’est bien passé. Et les participants ont trouvé cette version du marathon de Gand plus représentative « de l’ADN gantois ». « Je ne veux pas dénigrer Golazo, ils ont contribué à faire connaître ce sport, mais cette course est tout simplement plus chaleureuse, plus conviviale et plus sympa », a notamment déclaré Bernd Fink, co-organisateur de la course nocturne, mais qui a déjà couru le Marathon Sofico également.
Il n’est pas certain qu’une deuxième édition du marathon nocturne verra le jour, car Guus van der Kreeft et ses camarades désiraient surtout faire passer un message (laisser la course à pied accessible à tout le monde) et espèrent donc que celui-ci est arrivé aux jusqu’aux bonnes personnes.