La coïncidence est troublante, au moment
où la polémique fait rage à propos des qualifications « au ralenti »
: alors qu »habituellement le tour embarqué du poleman est
disponible, il en manquait une partie…
La controverse autour de la nouvelle génération de voitures de
Formule 1 continue, avec des fans qui critiquent le superclipping et des qualifications
jugées « au ralenti ».
Les pilotes estiment qu’il est désormais plus avantageux de
maintenir un rythme constant plutôt que d’attaquer à la limite.
Auto censure ?
Un incident récent impliquant le
tour de pole position de
Kimi Antonelli a ravivé le débat. La chaîne officielle de la F1
sur X a partagé la caméra embarquée, mais la section cruciale
menant au virage 130R était absente, remplacée par des images de
caméras extérieures.
Des fans ont accusé la F1 de
censurer les images embarquées pour masquer les aspects moins
spectaculaires des nouvelles voitures. La séquence manquante
correspond précisément à la zone où le superclipping oblige les pilotes à fortement
décélérer, malgré une accélération à fond.
Etrange timing
En réponse aux critiques, la F1
a expliqué qu’un problème technique sur la caméra embarquée
d’Antonelli à ce moment précis avait empêché la diffusion complète
du tour, ce qui en a fait tiquer plus d’un… Elle a invité les
fans à consulter une comparaison avec une « voiture fantôme » du
tour de
George Russell pour une analyse complète.
Cet épisode met en lumière le mécontentement
persistant vis-à-vis des règlements actuels et du design des
monoplaces, alors que fans et pilotes expriment leur frustration
face à un manque perçu de spectacle et d’authenticité dans le
sport.
Ajustement insuffisant
Les pilotes eux-mêmes regrettent de ne plus
pouvoir laisser libre cours à leur talent sur un tour chronométré,
contraints de composer avec les contingences de la gestion
énergétique engendrées par la nouvelle réglementation. Un léger
ajustement des conditions de recharge, en passant de 9 à 8
mégajoules, a été introduit au Japon, mais il n’a pas porté ses
fruits.
Russell a estimé que la FIA devait augmenter
encore cet écart pour permettre aux pilotes d’attaquer sans
arrière-pensée pendant les qualifications, même si les conditions
évoluent de circuit en circuit en fonction du tracé. Affaire à
suivre !