Qu’est-ce qui vous a motivée, le personnage ou l’envie de retrouver l’inénarrable Patrick Paroux ?

Les deux ! Durant le tournage de « Camping Paradis », nous avions énormément ri. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. On a encore une fois beaucoup ri. C’est un gros bosseur et il est tout à fait attachant.

Ce n’est pas un partenaire ordinaire ; lui donner la réplique, c’est motivant, inspirant, déstabilisant ?

C’est surtout très sympa. Il joue un enquêteur façon Parizot. Ce qui n’était pas facile pour moi, c’était d’oublier toutes mes années d’enquêtes pour incarner quelqu’un de complètement novice en la matière.


En fait, vous jouez la complice de ce détective très particulier.

Oui, elle lui est très utile car elle travaille dans cette thalasso et elle a un passe pour accéder partout. On joue un vrai duo d’enquêteurs, et je leur ai dit que je trouvais que ça fonctionnait très bien tous les deux. On devrait remettre ça, je crois. (Rires.) Les rencontres, ça ne marche pas à tous les coups. Quand ça passe, c’est tellement agréable qu’on a envie de recommencer.




Vous vous êtes défoulée quand vous l’avez aspergé avec un jet d’eau à haute pression ?

Au début, j’y allais tout doucement, et le réalisateur n’arrêtait pas de me dire : « Vas-y, Corinne, n’aie pas peur. » En plus, avec la pression, un jet d’eau, c’est très difficile à tenir.

Patrick Paroux est-il moins survolté entre les prises ?

Oui, il est très concentré, c’est un travailleur. Il est méticuleux, précis.

Avec Monsieur Parizot on ne doit pas s’ennuyer, c’est votre type d’homme ?

(Eclat de rire.) Je n’ai pas de type d’homme. Quand mon petit cœur bat, c’est pour plein de raisons différentes. J’ai besoin d’être touchée, émue, qu’on me surprenne. Qu’il soit beau, petit, chauve, ça m’est égal. Je crois beaucoup à la sensibilité.

Il semble que vous n’ayez pas gardé un très bon souvenir de « Demain nous appartient ».

Ce n’est pas juste, car j’ai passé un très bon moment à Sète, avec une équipe technique hors pair. J’ai simplement eu un problème avec la rapidité des tournages. D’ailleurs, il est question que je revienne un jour ou l’autre.

En 2010, vous disiez que vous aviez songé à arrêter ce métier. C’était un coup de blues ?

Je crois que ça nous arrive à tous. Je n’aime pas appeler, demander. J’ai tourné durant toutes ces années avec tant de plaisir… lorsque tout d’un coup on travaille moins, on se remet en question. Je suis proche de la nature, j’ai les mains dans la terre, je fais mon jardin moi- même, je plante mes arbres. A un moment donné, je me suis dit : « C’est bon, tu as tourné, tu as été très heureuse, tout va bien. » C’est le théâtre qui m’a redonné le goût de ce métier.

« Monsieur Parizot », 30 mars, 21h10, TF1.