À Paris, certaines adresses racontent bien plus qu’un simple
cadre de vie. Celle de Chantal Lauby s’inscrit dans cette catégorie
rare. Installée sur l’Île Saint-Louis, au cœur de la capitale, la
comédienne a choisi un lieu chargé d’histoire, loin des standards
contemporains. Derrière cette adresse prestigieuse se cache un
appartement atypique, marqué par les siècles, qui reflète autant
son goût pour les lieux singuliers que son attachement aux
racines.

Un appartement hors du temps pour Chantal Lauby au cœur de
Paris

Lorsqu’elle évoque cet intérieur,
Chantal Lauby insiste sur son caractère
unique. Elle décrit son
appartement comme « un vieux cloître de 1160,
comme on en trouve en Haute-Loire ». Une comparaison qui
éclaire immédiatement l’atmosphère du lieu. Les volumes, les
matériaux, l’empreinte du temps… tout semble dialoguer avec un
passé lointain, donnant à cet espace une identité forte,
presque hors du temps, en plein Paris.

Ce décor
ne se limite pas à son architecture
. Il s’inscrit aussi dans un
environnement qui fait écho à son histoire
personnelle. « Mes voisins sont les motards de la
gendarmerie, comme mon père », partage-t-elle dans les
colonnes de La Montagne. Derrière cette
phrase, on perçoit un lien discret entre son quotidien actuel et
son histoire familiale. Une manière, peut-être, de maintenir un fil
entre ses souvenirs et sa vie d’aujourd’hui, dans un cadre
pourtant très urbain.

La campagne, un besoin vital pour Chantal Lauby

Si Paris constitue son point d’ancrage professionnel,
Chantal Lauby cultive un attachement profond
à un autre
territoire. Dès qu’elle le peut, elle rejoint la Haute-Loire, où
elle possède un corps de ferme. Ce lieu, situé à
Boussac, lui offre un contraste saisissant avec la
capitale. Là-bas, le rythme change, les repères aussi, et
la simplicité reprend toute sa place dans son quotidien.

Elle
évoque d’ailleurs ce refuge
avec des mots très concrets,
presque bruts. « Mes copains, ils partaient dans les îles pour
se reposer. Mais je leur disais : « Je vais brouter de l’herbe.’
C’est ce que je faisais. Littéralement. Je me roulais dans
l’herbe mouillée. Et je restais assise. Je ne faisais
rien. Je regardais. Au loin. Parce qu’à Paris, on ne peut pas, le
regard est coupé court ». Une description qui résume à elle
seule ce que la campagne lui apporte : du temps,
de l’espace et une forme de liberté difficile à retrouver en
ville.

Des racines familiales profondément
ancrées en Haute-Loire pour Chantal Lauby

Cet attachement ne doit rien au hasard. Il s’ancre dans une
histoire familiale forte, intimement liée à la
Haute-Loire. « C’est d’abord une histoire de famille. Ma
grand-mère vivait à Auzon. Mes parents ont été élevés dans ce
secteur et ma fille a été baptisée à l’église de Saint-Laurent.
Ce village était mon univers jusqu’à mes douze ou
treize ans. J’y ai passé toute mon enfance », indique-t-elle
auprès de L’Éveil de la Haute-Loire. Une
enfance qui a façonné son regard
et qui continue d’habiter ses
souvenirs.

Aujourd’hui encore, ces racines restent bien
présentes. « Nous n’avons pas gardé la maison d’Auzon
mais il y a toujours mon arbre, un marronnier. J’ai de bonnes
racines dans cette commune, c’est pour moi beaucoup de souvenirs.
Et l’église me rappelle ce moment du dimanche, en famille. »
Malgré une
vie parisienne bien installée
, elle le dit simplement : «
J’habite et je travaille à Paris (…) Mais j’y suis
avec le cœur ». Entre un cloître du XIIe siècle et
une ferme en Haute-Loire, Chantal Lauby compose ainsi un équilibre
personnel, fait de contrastes mais surtout de fidélité à ses
origines.