Convaincu que cet avantage s’atténuera avec le temps, Charles Leclerc a tout de même profité de l’excellent envol des Ferrari au départ du Grand Prix du Japon. Deuxième au début du premier relais, il a toutefois pu mesurer ce qui manque encore à la Scuderia pour jouer la victoire, ainsi que le regain de forme de McLaren.
« Content » de son départ, le pilote monégasque a d’abord essayé de suivre Oscar Piastri, qui avait pris la tête, mais il a dû se rendre à l’évidence.
« Oscar était vraiment très fort, surtout dans le premier tour », explique-t-il. « Dans le premier tour, j’ai été très surpris de voir à quel point il s’échappait, et oui, après ça, j’ai simplement essayé de rester aussi proche que possible de lui, mais il avait un peu plus de rythme et je pensais aussi que l’air libre faisait une grande différence. J’essayais simplement d’attendre la suite de la course, mais ça ne s’est pas produit. »
Et pour cause, la voiture de sécurité n’a pas non plus joué en faveur de Charles Leclerc. Néanmoins le Monégasque est parvenu à sauver sa place sur le podium, notamment en reprenant l’avantage sur son coéquipier Lewis Hamilton mais aussi sur George Russell en fin d’épreuve. Un combat qui a mis en lumière toute la part stratégique et complexe de la nouvelle réglementation… ainsi que le bluff qu’elle peut entraîner.
« C’était assez serré par moments, et ils étaient aussi assez malins parce que je pense que son ingénieur lui donnait des infos à la radio », raconte Charles Leclerc. « Mon ingénieur me disait ce que le sien annonçait à la radio, mais lui faisait ensuite exactement l’inverse, et ça m’a mis pas mal sous pression. »
« À un moment, je crois qu’on m’a dit : ‘On lui demande d’utiliser toute son énergie dans la ligne droite de retour’, ou inversement, ou peut-être dans la ligne droite principale, et pendant quatre tours d’affilée, il a fait exactement le contraire de ça. Donc j’ai compris assez vite et j’ai pu défendre. Mais à un moment, j’ai été surpris dans le dernier virage. Mais c’était une course assez sympa. »
Deuxième podium en 2026 pour Leclerc.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
« Malheureusement, on a été un peu malchanceux à cause de la voiture de sécurité au mauvais moment. Je ne pense pas que ça aurait changé significativement notre course, mais ça a rendu notre deuxième relais un peu plus difficile, c’est sûr. »
Un bug dans le déploiement d’énergie sur la Mercedes de George Russell a finalement ouvert la porte à Charles Leclerc pour s’assurer du podium et obtenir un résultat qui aurait difficilement pu être meilleur.
« Je pense que Kimi [Antonelli] était trop fort, mais la deuxième place était peut-être envisageable… », hésite Charles Leclerc au micro de Sky Sports. « Je pense qu’on a tiré le maximum de ce qu’on pouvait, et malheureusement, je n’ai pas été chanceux avec la voiture de sécurité. »
« Je pense que c’était quand même une bonne course. Est-ce qu’on est aussi loin que ce qu’on a vu aujourd’hui par rapport à Mercedes ? Je ne pense pas. Mais ils ont encore un gros avantage, et c’est à nous d’essayer de changer cette situation. »
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