Mauvaise nouvelle à la pompe: le prix du diesel continue de battre des records

Conséquence inévitable : les prix ont explosé à la pompe. Et augmenteront encore ce mardi. Après une légère baisse la semaine passée, le diesel battra (déjà) son record du 22 mars, pour s’établir désormais à 2,333 € du litre. Soit près de 60 centimes de plus qu’il y a un mois. L’essence, elle, n’est pas encore à son record mais se rapproche de la barre des 2 € du litre (1,991 € exactement). Et la tension ne faiblissant pas au Moyen-Orient, il est probable que d’autres hausses soient annoncées prochainement. Et que, comme le craignent certains spécialistes, la barre des 3 € s’approche à grands pas tant pour le diesel que pour l’essence.

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Résultat : acheter une voiture électrique n’aura jamais été aussi rentable qu’à l’heure actuelle, malgré un prix d’achat plus élevé que les autres motorisations. En décembre 2019, le Bureau du Plan avait mené une étude sur le coût réel des véhicules électriques par rapport aux thermiques. Avec un constat implacable : si l’électrique était effectivement plus onéreuse à l’achat qu’un véhicule propulsé à l’énergie fossile, l’essence et le diesel perdaient cet avantage au fur et à mesure des années d’utilisation, en raison du coût des carburants et des entretiens, plus chers pour les voitures thermiques. À l’époque, selon le Bureau du plan, il fallait huit ans pour amortir le coût d’achat d’un véhicule électrique de taille moyenne parcourant 20 000 km par an par rapport aux voitures thermiques.

Mais en 7 ans, de l’eau a coulé sous les ponts. Beaucoup d’eau. Et si la crise énergétique de 2022 avait fait craindre le pire aux automobilistes électrisés – à l’époque, rouler en électrique était plus cher qu’en thermique -, ils sont beaucoup plus sereins aujourd’hui. Et à chaque hausse des prix à la pompe, la voiture électrique gagne en rentabilité.

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La DH a fait le calcul, en comparant un même véhicule ou presque selon ses diverses motorisations. À savoir la Volkswagen golf en motorisation essence, diesel et hybride par rapport à la Volkswagen ID.3, l’équivalent électrique de la Golf. Dans le calcul, nous avons ajouté au prix d’achat du véhicule, la taxe de mise en circulation (payable une seule fois), la taxe annuelle de circulation, les entretiens et le coût au kilomètre selon la consommation. Le calcul n’intègre pas les casses mécaniques ni l’éventuel remplacement de la batterie de la voiture électrique.

Qui est le plus rentable ? Tout dépendra de l’usage et du temps que l’on souhaite garder sa voiture. Et de si on dispose ou non de panneaux solaires. Avec une recharge à domicile avec des panneaux, le coût aux 100 km est estimé à 1,7 €. Sans panneaux, l’addition serait de 5,1 €.

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À raison de 10.000 km par an, l’électrique ne deviendra rentable que peu avant 10 ans, à condition de disposer de panneaux solaires. Avant, c’est l’essence qui restera grande gagnante.

Evolution du prix des voituresEvolution du prix des voituresEvolution du prix des voitures ©IPM Graphics

À partir de 15.000 km par an, acheter une voiture électrique devient plus intéressant : après 7 ans, c’est la motorisation la plus rentable avec panneaux. Sans panneaux, il faudra attendre 10 ans.

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Enfin, dès 20.000 km par an, il est davantage conseillé d’opter pour une voiture électrique. Avec des panneaux, elle sera plus rentable après 4,9 ans. Sans panneaux, elle le sera après 7 ans.

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Un constat qui s’explique par la différence de prix de l’électricité et des carburants. Mais aussi par une diminution du prix d’achat des voitures électriques.