On a déjà eu un aperçu de la catastrophe lors des deux matchs amicaux de l’équipe de France face au Brésil et à la Colombie lors de sa tournée américaine. Deux rencontres interrompues au milieu de chaque période pour une soi-disant « pause fraîcheur »… alors que le thermomètre ne dépassait pas les 15 °C. Un break qui n’avait vraiment pas plu à Didier Deschamps.

« C’est bien pour les diffuseurs d’avoir la page de pub, mais ça change le football d’avoir ces trois minutes », avait commenté le sélectionneur sur TF1 après la victoire face au Brésil. DD a bien résumé le concept de ces « pauses fraîcheurs », qui seront instaurées à chaque match du Mondial, peu importe la température : elles deviennent surtout un espace privilégié pour les diffuseurs pour glisser quelques annonces et se faire des gros biftons.

Une mesure qui ne concerne que l’offre l’égale

En attendant de voir Frank Lebœuf dire pour la 28.364e fois « vendezvotrevoiture », on flippait un peu de voir les annonces pour les paris sportifs à répétition lors de ces pauses en plein match. Ça ne sera finalement pas le cas. « Diffuseurs et opérateurs agréés de jeux et paris en ligne s’engagent conjointement à ne pas proposer de publicité pour les jeux d’argent pendant les pauses fraîcheur », a indiqué ce mardi l’Association Française du Jeu en Ligne (Afjel).

« Cette initiative volontaire s’inscrit dans la continuité des engagements du secteur en matière de publicité responsable, dans un contexte marqué à la fois par l’apparition de nouveaux formats publicitaires et par la montée en puissance de l’offre illégale de paris en ligne, poursuit le communiqué. M6 et beIN Sports soulignent que cette mesure volontaire intervient dans un contexte de marché publicitaire télévisé en baisse, et qu’elle représente, à ce titre, un effort économique réel. »

« Les opérateurs agréés rappellent quant à eux que ces engagements ne concernent que l’offre légale de paris sportifs, alors que l’offre illégale, en forte croissance, échappe toujours à toute régulation. Ils alertent sur les risques liés à ce marché désormais dominant et largement soutenu par des pratiques publicitaires incontrôlées. »