Williams est encore loin de ses objectifs cette année, ce qui a poussé Alexander Albon à consacrer sa course à des expérimentations. Dans la longue liste des faiblesses de la monoplace anglaise, on pourrait croire que le moteur Mercedes n’en est pas une puisqu’il est actuellement la référence du plateau, mais l’équipe peine à l’exploiter, notamment pour la gestion de l’énergie.

Après son élimination en Q1, Albon a demandé par radio dans quelles zones il était plus lent que Carlos Sainz. « Tu ne veux probablement pas savoir, mais tu peux probablement deviner », lui a répondu son ingénieur.

« Oui, je me plains depuis trois courses que quelque chose ne va pas mais ça doit être mon pilotage », a de son côté lâché le Thaïlandais sous son casque, dans un message radio qui transpirait d’ironie, puisque c’est surtout en ligne droite que la différence s’est faite.

Une fois l’adrénaline retombée, Albon est resté mystérieux face à la presse internationale, dont Motorsport.com. « Ce n’est rien dont je souhaite parler hors de l’équipe, mais dans l’ensemble je pense qu’on travaille sur quelques soucis », a-t-il néanmoins reconnu.

« La voiture était bonne, l’équilibre était bon, je pense qu’on était rapides dans tous les virages et qu’il en manquait ailleurs. Donc on comprendra, mais à la radio, je sentais que c’était un sujet depuis un moment. Mais il faut juste aller de l’avant, tout donner et voir si on va identifier un problème. »

Alexander Albon, Williams

Alexander Albon a encore eu des soucis en qualifications.

Photo de: Lars Baron / LAT Images via Getty Images

Williams et Albon cherchent visiblement à identifier pourquoi le déploiement de l’énergie en ligne droite n’est pas totalement conforme à leurs attentes. « On peut être rapides dans tous les virages et finir un tour plus lent parce qu’on est très pénalisés », expliquait-il après les qualifications. « Donc c’est frustrant, j’étais très content de mon tour en fait. C’est comme ça, je pense que c’est comme ça. »

On a dit ‘On fait dix tours comme ça, cinq tours comme ça, cinq tours comme ça, cinq tours comme ça, dix tours comme ça’… Et on avait toujours le même problème !

Williams a profité de la course pour travailler aussi sur l’aérodynamique. Qualifié au 17e rang et seulement 18e en début de course, Albon savait qu’il n’avait rien à espérer et il a donc volontairement essayé différentes configurations. En fin de course, il a même enchaîné cinq arrêts au stand en cinq tours, dont trois sans changer de pneus, afin que des modifications soient faites sur son aileron avant, avec différentes inclinaisons.

« C’est un peu devenu une séance d’essais », a confirmé Albon après l’arrivée. « On voulait tester des choses avec l’aileron avant et travailler sur les cartographies, pour avoir une meilleure compréhension et éplucher les données pendant ces cinq semaines de pause. C’est ce qu’on a fait. Je pense que les points n’était pas à notre portée aujourd’hui. »

Samedi soir, Albon est resté très tard sur le circuit pour essayer de trouver une solution avec ses ingénieurs. C’est ainsi qu’il a été décidé de transformer sa course en séance d’essais grandeur nature… sans forcément obtenir les réponses attendues.

« On a mis en place un assez bon programme d’essais. Dans la réunion, on a dit ‘On fait dix tours comme ça, cinq tours comme ça, cinq tours comme ça, cinq tours comme ça, dix tours comme ça’… Et on avait toujours le même problème ! [rires] »

Alexander Albon, Williams

Alexander Albon a passé du temps à étudier les données à Suzuka.

Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images

« Je pense que ça a bien fonctionné dans certaines parties de la course et j’arrivais à rester dans le groupe, mais si vous regardez le déroulement de ma course et quand j’ai perdu du temps, c’est là que j’avais les problèmes. À un moment, on s’est dit qu’on n’allait pas remédier à ça ici et qu’il valait mieux transformer [la course] en séance d’essais. »

« On a essayé de comprendre les problèmes d’hier », a ajouté Albon auprès de F1 TV. « Je ne suis toujours pas certain qu’on les a compris, donc on va continuer à creuser. En même temps, pourquoi ne pas faire des essais d’arrêts au stand et sur l’aileron avant ? »

James Vowles a salué le travail d’Alexander Albon à Suzuka, le jugeant important pour le développement de la FW48. « Bien joué à Alex, il a piloté à la perfection et bouclé un programme d’essais qui sera inestimable pour nous afin découvrir des choses »,  a souligné le patron de l’équipe.

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