Certes, notre connaissance des mécanismes qui régissent le cosmos s’est grandement améliorée, des sondes ont été envoyées au-delà de notre système solaire, des télescopes nous permettent d’observer des astres situés à des distances prodigieuses, remontant aux origines de l’univers… Tout cela est indéniable. Mais pour ce qui est des missions habitées, le vol au long cours a été abandonné.
Le compte à rebours qui vient d’être lancé en vue du décollage, depuis la Floride, de la mission Artémis 2 ravira donc tous les inconditionnels de la conquête spatiale. Mais au-delà de la fascination que suscite un tel périple, il reste regrettable que l’événement demeure le marqueur d’une course acharnée entre les nations dominantes, États-Unis et URSS (hier), États-Unis et Chine (aujourd’hui), là où on aurait pu espérer une mission issue d’une coopération réellement universelle. L’Europe, quant à elle, doit une nouvelle fois se contenter d’un second rôle, en dépit des investissements colossaux qu’elle a consentis dans le programme américain.
Qui est Mike Fincke, cet astronaute resté soudain sans voix dans l’espace
L’acte II de la course à la Lune est lancé. La nation qui la remportera avancera certainement ses pions sur l’échiquier du monde. Mais quoi qu’il arrive, cela ne restera qu’un remake. Le nouveau conquérant, celui qui marquera à nouveau l’histoire comme Neil Armstrong l’a fait le 21 juillet 1969, sera le premier homme ou la première femme qui foulera le sol de Mars. Mais là, on en est loin, très loin.