« Passé une certaine heure, la rentabilité décline fortement » : la fin d’une époque pour les restaurants en Belgique ?Des plats belges avec des touches d’assaisonnement asiatique
Cette nouveauté remplace le restaurant Aum, qui a définitivement fermé ses portes. Mais derrière ce projet, se cache la même personne : Maxime Gillet. Déjà copropriétaire du Sanzarù, et ancien copropriétaire de Aum, il explique avoir repris les parts de son associé afin d’ouvrir Mizaru. « L’idée est d’amener ce lieu plus dans mon univers, qui ressemble au Sanzarù. On souhaite se baser sur la cuisine et le service, plutôt que sur l’ambiance générale », explique-t-il.
Cette nouvelle brasserie moderne a pour objectif de revisiter les plats typiques belges, avec une influence asiatique en assaisonnement, comme des touches de soja ou de vinaigre de riz. « On essaye de surprendre nos clients avec ce changement, tout en travaillant autour des produits de saison et locaux », décrit-il.
L’entrepreneur confirme que les produits viennent notamment d’une boucherie bruxelloise et les poissons de la mer du Nord.
Pour ce faire, on retrouve le chef Antoine Cogels, passé par L’Écailler du Palais Royal, ainsi que la Villa Lorraine en tant que second, aux fourneaux.
D’après Maxime Gillet, le fait de ne pas travailler avec le même chef que Sanzarù pourra distinguer les deux adresses food. « À Mizaru, on tourne autour du même principe que notre autre restaurant, mais on se concentre autour des codes belges avec une approche qui ne semble pas avoir déjà été faite. Nous espérons être un petit peu novateurs sur le concept », confie-t-il.
Le « double service », la solution ultime pour la rentabilité des restaurateurs ? « Si cela ne convient pas aux clients, ils peuvent aller ailleurs »Les brasseries continuent à plaire
Si la brasserie belge revient sur le devant de la scène et continue de plaire à la clientèle, pour le copropriétaire, il faut continuer à s’adapter aux tendances actuelles puisque « le client recherche des approches différentes ». « Beaucoup d’institutions fonctionnent bien, donc il faut aussi pouvoir trouver sa place », souligne-t-il.
L’un des plats phares, selon Maxime Gillet, sera le vol-au-vent revisité à la sauce Tom Kha Kai (à base de citronnelle et noix de coco), assez populaire en Asie. « L’objectif n’est pas de perdre le client », assure-t-il.
Ce type de restaurant connait un regain d’intérêt en Belgique: « C’est assez accessible »Des prix de plats variant entre 25 et 45€
Considéré donc comme une brasserie moderne, notamment parce que les dressages des assiettes seront assez bruts, le restaurant propose des prix sur la carte entre 25 et 45€. « Ce sont des prix assez classiques de brasserie. Tout est fait maison, et l’on travaille le produit dans son entièreté », justifie Maxime Gillet.
Kraainem peut-il vraiment être une destination phare pour les adresses tendances ? Selon Maxime Gillet, ce bâtiment reste un endroit de destination. « Il va falloir se faire connaître », reconnaît-il. Mais le copropriétaire compte sur la clientèle du Sanzarù et celle d’Aum pour venir découvrir Mizaru. « Il faudra fidéliser notre clientèle par la qualité que l’on va essayer de proposer, c’est donc tout l’enjeu », lance-t-il en conclusion.