Jusqu’à 145 euros de hausse pour l’électricité

Commençons par l’électricité. Easy variable est passé de 13,443 à 16,072 centimes par kWh (en mono-horaire). Pour une consommation moyenne d’électricité de 3500 kWh, cela représente un surcoût de 92 euros par an sur la facture globale (+ 7 %).

Du côté du contrat Direct online variable, la hausse est moins prononcée, puisqu’on passe de 13,236 à 14,120 centimes par kWh. Cela représente un surcoût annuel de 31 euros sur la facture globale (ou + 2 %).

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Qu’en est-il du fixe ? Le tarif d’Easy fixe est passé de 14,785 à 18,938 centimes par kWh. Sur une base annuelle, cela représente un surcoût de 145 euros sur la facture globale (+ 11 %).

Ce n’est pas une surprise si le fixe augmente davantage que le variable. Engie se protège au cas où la guerre au Moyen-Orient devait durer.

Le contrat variable d’électricité, quant à lui, n’augmente pas très fort. En effet, le retour du soleil a permis de booster la production photovoltaïque, ce qui a réduit l’utilisation des centrales au gaz (dont le prix a fortement augmenté).

Jusqu’à 550 euros de hausse pour le gaz

Qu’en est-il du gaz ? Du côté du contrat Easy variable, la hausse est importante. On passe de 4,797 à 7,268 centimes par kWh, entre mars et avril. Pour une consommation moyenne de 17000 kWh, cela représente un surcoût de 420 euros par an sur la facture globale (+ 28 %).

En ce qui concerne le contrat Direct online variable, la hausse est un peu moins prononcée. On passe en effet de 4,177 à 6,249 centimes par kWh. Pour une consommation moyenne, cela représente un surcoût de 352 euros par an sur la facture globale (+ 23 %).

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En ce qui concerne le contrat fixe de gaz d’Engie, la hausse fait mal. Easy fixe est en effet passé de 5,223 à 8,468 centimes par kWh. Cela représente un surcoût de 551 euros par an sur la facture globale (+ 36 %).

Quelques bonnes nouvelles

Julie Frère, porte-parole de TestAchats, rappelle que les tarifs variables, annoncés par les fournisseurs, reposent sur une estimation annuelle basée sur les niveaux de prix actuels : « L’impact réel sur la facture dépendra donc de l’évolution des prix dans les mois à venir ».

« Pour celles et ceux qui n’ont pas souscrit à un tarif fixe au mois de mars, il n’est pas recommandé de passer à un tarif fixe en avril, ajoute Julie Frère, dans un communiqué. Notre conseil est donc de conserver votre contrat variable et de suivre l’évolution des prix au cours des prochaines semaines et des prochains mois ».

Il existe en effet de grandes différences de prix entre les contrats variables. En outre, certains fournisseurs offrent encore de grosses primes de bienvenue pour les clients qui signent un contrat variable : « Vous pouvez donc essayer de compenser les hausses de prix », précise Julie Frère.

Côté bonne nouvelle, le prix du gaz est repassé en dessous de 50 euros par MWh sur le marché européen de référence. On est quasiment à un niveau similaire à celui atteint en février 2025 (43 euros par MWh).

Investir pour amortir le choc

Notons qu’une série d’investissements permettent de réduire son exposition à l’évolution des prix du gaz et de l’électricité sur les marchés. Citons les batteries, les panneaux photovoltaïques, le chauffe-eau thermodynamique, la pompe à chaleur.

Un combo batteries/panneaux photovoltaïques nécessite un investissement de l’ordre de 11 000 euros. De quoi réduire sérieusement son exposition aux prix de marché de l’électricité. En effet, plus de 50 % de la consommation annuelle d’électricité viendrait des panneaux et/ou de la batterie.

Par ailleurs, un chauffe-eau thermodynamique, dont le coût d’investissement est de l’ordre de 3000 euros, peut facilement faire économiser 1500 kWh d’électricité par rapport à un chauffe-eau électrique classique.

Une pompe à chaleur, qui fonctionne à l’électricité, permet aussi de réduire son exposition aux prix du gaz naturel (ou du mazout) pour le chauffage. Or on voit que les prix de l’électricité ont augmenté nettement moins fort que ceux du gaz. Néanmoins, l’investissement initial est plus important pour la pompe à chaleur.

Faire fonctionner ses appareils électroménagers ou recharger sa voiture électrique en journée permet aussi réduire la consommation d’électricité le soir et donc de diminuer le recours aux centrales au gaz. Le consommateur n’y gagnera pas forcément individuellement (sauf s’il a un compteur intelligent et une tarification spécifique). Mais si beaucoup de personnes le font, cela peut avoir un impact global positif.

Au niveau des carburants, l’Agence internationale de l’énergie conseille de réduire la vitesse maximale autorisée pour les voitures. Selon l’AIE, une réduction de 10 km/h permet de réduire de 5 à 10 % la consommation.