Force collective et la griffe Desabre

Autre Belgicain ancien international congolais, Samuel Bastien est bien éveillé, lui, après avoir pourtant suivi le match dans une fan zone à Paris avec des amis.

« Je pense qu’il y a encore des Congolais qui font la fête en ce moment, sourit l’actuel joueur du Fortuna Sittard, huit sélections avec les Léopards. Je n’ose imaginer ce que ça doit être au pays. L’atmosphère là-bas, il faut la vivre pour la croire. La qualification, c’est dingue, mais c’est surtout mérité. »

guillement

Les maîtres mots ? Travail, détermination, solidarité et cohésion.

Bastien souligne le travail du sélectionneur français Sébastien Desabre (49 ans), « un entraîneur intransigeant, qui sait ce qu’il veut, qui a réussi à mettre ses idées en place mais qui a aussi su convaincre l’effectif de son véritable potentiel. »

Le Congo a brisé son plafond de verre. « Je ne suis plus à l’intérieur du vestiaire mais, de ce que j’entends, cette force collective et cette capacité à s’unir pour un objectif commun transpirent. »

Un long chemin et de doux rêves

Deuxième de son groupe de qualification derrière le Sénégal, le Congo s’est frayé un chemin tout seul, comme un grand.

D’abord en battant le Cameroun (1-0) puis le Nigéria aux tirs au but, avant ce barrage intercontinental contre la Jamaïque.

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« Les qualités ont toujours été là, mais il manquait peut-être ce petit quelque chose. Le déclic a eu lieu, pense Samuel Bastien, listant quelques maîtres mots qui animent la sélection congolaise. Travail, détermination, solidarité et cohésion. »

Les rêves seront permis, l’été prochain, dans le groupe K avec le Portugal, l’Ouzbékistan et la Colombie. D’ici là, Christian Luyindama aura récupéré sa voix et quelques heures de sommeil.