La SNCB acte un changement important: à partir du 1er juillet, acheter son ticket dans le train sera interdit

Navetteurs.be rappelle que 15 points d’arrêt, dont 12 en Région wallonne, sont dépourvus d’automates. « À partir du 1er juillet, les voyageurs non abonnés et sans smartphone pour réaliser leur achat, qui embarquent dans ces points d’arrêt, se verront dresser un constat d’irrégularité à régler soit à un des rares guichets SNCB encore ouverts, soit en ligne, soit… à un automate, sous peine d’une amende conséquente. C’est humiliant pour les usagers de bonne foi « , assène Duncan Smith, le vice-président de navetteurs.be.

La SNCB a justifié cette décision par la hausse des agressions verbales et physiques envers les accompagnateurs. « Or, ce sont les contrôles, pas la vente en elle-même, qui génèrent trop souvent des comportements violents envers le personnel de bord, particulièrement lorsque les voyageurs pris en train de frauder refusent de présenter une pièce d’identité indispensable au constat d’irrégularité. Assimiler à ces fraudeurs invétérés des voyageurs réglos qui, peut-être parce que l’app SNCB connaît des ratés, ne disposent pas d’un billet avant de monter à bord, c’est pour nous inaudible. »

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Quelle autre solution serait possible ? Certains avancent la possibilité d’installer des bornes de paiement automatique à bord des trains, comme dans les trams et les métros de la Stib, à Bruxelles. « Cela n’a jamais été envisagé », commente Tom Guillaume, porte-parole de la SNCB.

Notamment, selon la SNCB, car ce système apparemment simple présenterait une importante complexité. Il faudrait équiper les 3.600 trains qui circulent quotidiennement – plus les centaines d’autres en réparation, en entretien ou autres – de tels dispositifs. Lesquels devraient être installés à chaque porte de chaque wagon. Et, nous souffle-t-on, les trains sont bien plus longs que les trams de la Stib. L’investissement serait colossal.

Ensuite, explique la SNCB, la tarification de la SNCB étant passée au kilomètre en fin d’année dernière, il faudrait que le dispositif puisse calculer avec précision le moment où le navetteur monte dans le train et où il en descend. Ce qui serait plus complexe qu’il n’y paraît et empêcherait la transparence du prix avant de monter dans le train.