Jean Dujardin, Guillaume Canet, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert, Jonathan Cohen ou Léa Drucker : les stars ont fêté le cinéma avec Madame Figaro, ce mardi 31 mars à Paris. Un casting exclusif éblouissant qui annonce le prochain Festival de Cannes.
Entre le cinéma et Madame Figaro, une histoire d’amour passionnelle, qui s’égrène semaine après semaine, avec comme point d’orgue annuel un exceptionnel Dîner du cinéma qui annonce le Festival de Cannes, qui se tiendra cette année du 12 au 23 mai.
«Un joyeux rituel, comme de retrouver la famille, dans ce qu’elle a de rassurant, dans ce qu’elle a de sanctuaire, dans ce qu’elle a de forteresse, en ces temps bousculés… Avec le cinéma, on se donne des forces, on se déploie, on pense plus grand», soulignait avec justesse Anne-Florence Schmitt, directrice de la rédaction, en préambule à cet événementiel dîner, organisé mardi soir, avec Chopard, représenté par Caroline Scheufele, l’âme de la maison de haute joaillerie suisse, amie du monde des arts qui a revisité en 1998 la prestigieuse palme d’or, reposant magistralement sur un bloc de cristal de roche. Cette année, Canal + s’associe à ce dîner – Maxime Saada, directeur général du groupe était présent –, soutenu par ailleurs par Peugeot France et Augustinus Bader.
Décor enchanté
Le lieu ? Chez Gigi, chic restaurant italien sur le toit du Théâtre des Champs-Élysées, surplombant la prestigieuse avenue Montaigne avec vue directe sur les scintillements saccadés de la tour Eiffel. Un décor réenchanté avec la complicité d’Albane Cleret, lumières tamisées à la bougie et lit de fleurs couleur fauve, comme un écrin pour les quelque 120 célébrités conviées à cet exceptionnel rendez-vous, le neuvième.
Léa Drucker, César de la meilleure actrice de l’année, arriva quasiment la première, suivie d’Anamaria Vartolomei, Mélanie Laurent, Virginie Ledoyen et Marie Colomb (qui a reçu par ailleurs le prestigieux Trophée Chopard – qui met chaque année en lumière deux espoirs du cinéma international – au dernier Festival de Cannes). Nadia Tereszkiewicz, les cheveux raccourcis, s’accordait un dernier moment de liberté non surveillée : elle part dans la foulée pour Saint-Tropez pour les premières lectures de la nouvelle saison de White Lotus . Elle réalise un premier pas remarqué en direction d’un rêve américain. Vincent Cassel et Laura Smet sont aussi de la partie.
On servait du Chassagne-Montrachet et des Bellini quand arriva Jean Dujardin, désormais pape du cinéma français, costume cravate et cigare, auréolé du succès de l’exceptionnel Les Rayons et les Ombres – déjà plus de 500.000 spectateurs pour ce drame sur l’Occupation qui retrace les destins tragiques du collaborateur Jean Luchaire et de sa fille Corinne. Dujardin, seul acteur français oscarisé, bavardait joyeusement avec deux autres cadors du cinéma français : Guillaume Canet et Gilles Lellouche. Le premier évoquait ses anxiétés et ses espoirs : Karma, son nouveau film comme réalisateur, avec Marion Cotillard, son ex-compagne, est pressenti pour la sélection cannoise. Le second y présentera peut-être Moulin, biopic autour de l’héroïque résistant. Ils étaient rejoints par Laurent Laffite, César du meilleur acteur de l’année, et de l’irrésistible Gad Elmaleh, de retour à Paris après trois années de tournée.
Deux Isabelle
Autre épisode cocasse : la présence des deux Isabelle, Adjani et Huppert, qu’une légende urbaine tenace dit irréconciliables. Hasard, coïncidence ou préméditation, leurs regards ne se croisèrent même pas, chacune dînant joyeusement à une table différente. Adjani, fidèle à elle-même, affable et mystérieuse, ne portait pas de lunettes noires et confiait son départ imminent pour la Floride pour assister à un événement familial. Huppert, elle, retrouvait le réalisateur François Ozon qui la dirigea notamment dans Huit Femmes. Ledoyen, autre actrice de ce film culte de 2002, les rejoint rapidement sur la banquette recouverte de velours du restaurant où furent servis un carpaccio de langoustines, un turbot aux petits légumes et une meringue italienne.
Philippine Leroy-Beaulieu, qui va produire un film situé à Tanger, et dans lequel elle va jouer, échangeait avec Iris Knobloch, présidente du Festival de Cannes. Pio Marmaï et Anaïs Demoustier échangeaient des sourires complices. Ils savaient peut-être déjà que La Vénus électrique, de Pierre Salvadori, dans lequel ils jouent, serait annoncé le lendemain comme film d’ouverture du 79e Festival de Cannes. La nouvelle vague, les plus jeunes, se regroupait : Suzanne Lindon, qui va réaliser un nouveau film, Sayyid El Alami, Abraham Wapler, Victor Belmondo et Angelina Woreth. Nouvelle venue dans ce club très fermé des célébrités du cinéma, Léna Mahfouf, personnalité aux 5 millions de followers, qui vient de vivre son baptême de cinéma : une participation dans un film d’horreur anglo-saxon.
La voix de Barbara Pravi
Vers minuit, tout ce beau monde cinéphilique, debout, se mélangeait dans un réjouissant capharnaüm. La tour Eiffel scintillait encore quand Barbara Pravi, accompagnée d’un pianiste chanta de sa voix vibrante du Michel Legrand et même du Dalida.
Les invités commencèrent à filer en bande VIP organisée. Mais les irréductibles noctambules firent de la résistance en improvisant une soirée bis sur la terrasse : Raphaël Personnaz trinquant avec Jonathan Cohen, Pio Marmaï avec Benjamin Lavernhe et Martin Bourboulon avec Damien Bonnard. Jérôme Commandeur, infatigable go-between, faisait le lien entre tous les clans. Seule femme au milieu de cette bande de garçons : l’inclassable et fascinante Vimala Pons, fraîchement césarisée, et qui doit son prénom (pureté, en sanskrit) à ses premières années passées dans… une secte indienne. Il était 2 heures du matin quand Gigi ferma ses portes. La clôture d’un Dîner du cinéma désormais iconique.