Accord au sein du gouvernement sur la réforme des pensions
Jan Jambon a aussi contesté tout définancement de la sécurité sociale. Au contraire, la réforme permettra une augmentation des recettes via les cotisations des personnes qui travailleront plus longtemps, a-t-il assuré.
Le ministre a pris plus de deux heures pour répondre aux questions et remarques des députés de l’opposition. Ceux-ci avaient répété tout le mal qu’ils pensaient le la réforme.
De l’hypocrisie ?
« À un moment donné, il faut arrêter l’hypocrisie », a lancé Ludivine Dedonder (PS) aux membres Engagés, Vooruit et CD&V de la majorité. « Vous avez encore un mois pour arrêter cela. »
Dieter Van Besien (Ecolo-Groen) a de son côté présenté des situations de personnes qui, à ses yeux, perdront avec cette réforme. « Est-ce exact ou des fake news ? , » a-t-il lancé. « Une réforme juste devrait corriger les inégalités et pas les aggraver », a jugé Sarah Schlitz (Ecolo-Groen). À ses yeux, la réforme est basée sur « une biographie sociale fictive ». « On n’a pas trouvé un seul expert qui voterait cette réforme », a-t-elle observé.
François De Smet (DéFI) a estimé que cette réforme consistait en un « sacrifice des jeunes et une rupture du contrat social », admettant toutefois qu’il était « impossible de ne rien faire ».
Quant à Alexia Bertrand (Anders), elle a appelé à assouplir les conditions de jours de travail annuel à prester pour pouvoir éviter le malus pension.
La commission ne procédera pas au vote ce mercredi soir. Les députés avaient convenu d’attendre l’analyse d’impact du Bureau du plan. Celui-ci en fera une présentation le lundi 13 avril. Le vote en première lecture suivra dans la foulée. L’opposition a d’ores et déjà annoncé qu’elle demandera une deuxième lecture, celle-ci devrait être clôturée le mardi 28 avril. Le projet de loi sera ensuite inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière.