Des matières minimales pour la modernité
Observant la même démarche dans le choix des matériaux, l’architecte d’intérieur a privilégié les textures brutes, à l’image du mobilier sur mesure en pierre et en noyer, ou des pièces vintage en métal. « Au sol, le calepinage de 60×60 centimètres recrée le design des appartements des années 1950, comme de petites mosaïques, précise-t-il, mais en version plus contemporaine, pour plus de profondeur ». La salle de bains revêt, elle, la faïence aux murs et le titanium au sol « pour insuffler une dimension minérale ». Et pour introduire le contraste, la cabine de douche, aux traits géométriques avec sa desserte intégrée, arbore des carreaux de céramique foncée.

La salle d’eau joue la carte rétro grâce à ses carrelages contrastés.
Juan Jerez
Appliques Mini Globo par Jasper Morrison (Flos).
Juan JerezDes couleurs primaires pour séduire l’œil
Elles aussi inspirées par le design moderne, les couleurs évoluent autour des tons primaires : le vert du cabinet de toilettes, le bleu des appliques Perriand dans la chambre, ou encore le rouge ornant les tranches des portes — un geste élégant, tranchant parfaitement avec la peinture olive. « Cette touche de rouge permet d’apporter plusieurs dimensions au regard », explique Antoine Delie. Comme « un cube coloré », le dressing adopte un bleu franc laqué dans l’encadrement de la porte, apportant brillance et contraste avec le bois prédominant dans l’appartement. « Plus qu’une simple pièce où ranger ses vêtements et ses bijoux dans des boîtes, ce dressing est aussi une bibliothèque, ce qui lui permet d’élargir sa fonction de rangement pur, lui donnant ainsi plus de chaleur. »

La tranche des portes rouge apporte une note ludique à l’ensemble. Table de chevet Tee par Mattero Fogale (Nine)
Juan Jerez
Le dressing-bibliothèque, un cube bleu en laque et noyer. Lithographie (études de vitraux) par Marc Chagall.
Juan Jerez