L’annonce faite par la SNCB, lundi, a immédiatement suscité la colère des représentants des navetteurs. À partir de juillet, il ne sera plus possible d’acheter son ticket à bord du train. Objectif de la SNCB : lutter contre la fraude et mieux protéger les accompagnateurs, trop souvent agressés.
Du côté de l’association Navetteurs.be, la mesure passe plutôt mal. Non seulement cette interdiction risquerait de ne pas atteindre son objectif, mais elle mettrait sur un pied d’égalité des fraudeurs et des voyageurs de bonne foi. Lesquels se verraient infliger une amende de 90 €, même sans intention de frauder. Par ailleurs, rien ne garantit que cette mesure suffira à réduire les agressions envers les accompagnateurs de train.
Dès lors, faut-il envisager d’autres pistes ? Certains regardent du côté du Japon, souvent cité en exemple pour sa mobilité. Dans de nombreux transports en commun, des bornes permettent aux voyageurs d’acheter leur titre de transport à bord.
Trop compliqué et trop cher pour la SNCB avec ses milliers de trains qu’il faudrait équiper ? Et comment faire pour savoir où montent et descendent les navetteurs ? À l’heure des nouvelles technologies, implémenter un tel système ne demanderait pourtant pas un effort considérable. Sauf peut-être sur le plan financier. Mais quand on veut, on peut.
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