Pour le demi-finaliste de Roland-Garros 1997, le tennis de Vandewinkel (21 ans) est bien en place. « Son jeu est solide, mature, et très inconfortable pour ses adversaires. Elle utilise énormément le revers slicé, et beaucoup de joueuses n’aiment pas ça. Je suis curieux de voir ce que ça va donner face à des adversaires de plus gros calibre. »
L’apport de Kirsten Flipkens
Pour franchir ce palier, Vandewinkel s’est adjoint les services de Kirsten Flipkens, ancienne treizième mondiale et demi-finaliste à Wimbledon 2013. Elle était à ses côtés ces dernières semaines. « Son apport est extrêmement important, juge Dewulf. Dans sa carrière, Kirsten devait s’appuyer sur ses qualités tactiques : elle n’était pas la joueuse la plus puissante, elle devait compter sur sa créativité, sa variation, sa main, sa lecture du jeu. Elle a tout vécu, évolué au plus haut niveau. Elle sait non seulement comment jouer, mais aussi ce que l’on ressent dans le vestiaire, avant, pendant et après un match. C’est un ensemble d’expériences très précieux. Si elle parvient à bien le transmettre − et je pense qu’elle en est tout à fait capable −, c’est une énorme plus-value. »
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Avec Kirsten, Hanne travaille sur des objectifs à long terme.
Dewulf a d’ailleurs interrogé Flipkens via WhatsApp sur son travail avec Vandewinkel. « Elle m’a répondu qu’elles mettaient l’accent sur le mental. C’est essentiel pour elles : jouer avec les bonnes intentions, ce qui signifie ici être tournée vers l’avant, adopter le bon état d’esprit. Et surtout − point très important − travailler avec des objectifs à long terme pour devenir une meilleure joueuse, plutôt que de se focaliser sur les résultats à court terme. Chez les jeunes joueuses, c’est souvent un point crucial. »
Pas à pas comme Raphaël Collignon, Hanne Vandewinkel change de dimension sur le circuit WTALe défi : doubler études de médecine et tennis
Ce qui rend l’ascension de Vandewinkel encore plus remarquable, c’est qu’elle la mène de front avec des études de médecine. En deuxième année, elle a légèrement allégé son programme face aux exigences croissantes du circuit, mais suit encore de nombreux cours.
Une preuve supplémentaire de la détermination de la jeune femme, pour qui tout a commencé à l’académie Tenkie, basée à Hasselt, où elle frappa ses premières balles dès l’âge de cinq ans sous la houlette de Dries Beerden, son entraîneur principal. Ce lundi, dans un post Instagram, celui-ci livrait le portrait le plus juste de sa protégée : « Hanne est la définition de ce que signifie faire confiance au processus. D’une jeune fille avec un rêve à la compétition avec les meilleures joueuses mondiales : c’est ce que la passion, la persévérance et le bon environnement peuvent créer. »