Mercredi, l’artiste s’était défendue d’être une « voleuse », se décrivant comme la « proie » de « prédateurs », « victime d’escroqueries successives ».

« Je vais être honnête, je n’ai jamais rempli une fiche d’impôt. Et heureusement, car ça aurait été désastreux (…). J’ai la phobie des papiers », avait expliqué Isabelle Adjani, la voix serrée, à la barre.

En décembre 2023, l’artiste avait été condamnée à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 250.000 euros d’amende pour s’être fictivement domiciliée au Portugal en 2016 et 2017, avoir dissimulé une donation en prêt en 2013 et avoir fait transiter de l’argent via les États-Unis en 2014.

« Mes affaires, je les ai confiées à des gens pour qu’elles soient gérées en bonne et due forme », avait-elle déclaré mercredi, rejetant la faute sur ses conseillers fiscaux, ainsi que sur ceux qui l’ont, selon elle, abusée : l’un des gérants de sa société Isia Films et son ex-compagnon, le médecin Stéphane Delajoux.

Un démenti important

Domiciliée à Carcavelos au Portugal, l’actrice avait expliqué avoir « toutes ses affaires » là-bas, mais « ne pas être ancrée », ni « confinée à résidence » – une domiciliation « fictive » selon l’avocat général.

Au sujet des deux millions d’euros versés par Mamadou Diagna Ndiaye, un homme d’affaires sénégalais et ami de l’actrice, celle-ci avait également démenti avoir cherché à masquer une « donation déguisée » – selon les termes de l’avocat général – pour échapper à 1,2 million d’euros de droits de mutation.

L’avocat d’Isabelle Adjani, Me David Lepidi, a plaidé la relaxe, dénonçant « le manque d’empathie » de l’accusation, une qualité dont l’actrice s’est plusieurs fois réclamée mercredi à la barre de la cour d’appel.