Le trajet de la manifestation des taxis de rue prévue ce jeudi 2 avril 2026 à Bruxelles. ©IPM INFOGRAPHIES
Sur place, plusieurs chauffeurs ont décrit une situation économique devenue intenable. « On est kidnappés entre les plateformes et l’Etat. Sur une course de 10 euros, il ne nous reste qu’un euro », a affirmé Rachid, évoquant les charges sociales, la TVA, les commissions d’Uber et les amendes. « Certains font jusque 18 heures par jour pour s’en sortir », a-t-il ajouté.
Les manifestants dénoncent aussi une différence de traitement avec les taxis de station. « On paye la même chose que les taxis de station mais on n’a pas les mêmes droits », a résumé un chauffeur. Les taxis de station peuvent prendre des clients à la volée, utiliser les bandes bus et travailler via des centrales ou applications, tandis que les taxis de rue ne peuvent exercer qu’au travers d’intermédiaires de réservation.
Dans les discussions, plusieurs chauffeurs ont également évoqué le lancement, lundi, de l’application bruxelloise Uride, tout en disant attendre de voir si elle pourra réellement s’imposer face aux grandes plateformes.